<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435</id><updated>2012-02-11T21:09:20.168+01:00</updated><title type='text'>I Wanna Be Adored</title><subtitle type='html'>Compilation de textes et d'interviews censés apparaître dans un hypothétique numéro papier de Cliché Zine. Certains seront publiés dans les Burn Out à venir. D'autres viendront fleurir le premier numéro d'un egozine potentiel.

Certains textes sont autobiographiques. La fiction et le fantasme se mêlent parfois à la réalité, juste histoire d'embellir un peu le tableau.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>14</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-7386873422668880986</id><published>2007-08-10T12:35:00.000+02:00</published><updated>2007-08-10T13:11:00.334+02:00</updated><title type='text'>Interview - DOG BLESS YOU</title><content type='html'>Sam a accepté de se prêter au jeu de l'interview. Je l'en remercie. Ca faisait un moment que j'avais envie de le questionner sur certains trucs, sa relation avec sa muse, ses activités musicales et associatives... Bon, y'a un petit passage qui me fait rougir, j'avais pas envie de l'enlever parce que voilà, on se connaît depuis longtemps, fallait bien verser dans l'autocongratulation à un moment donné... Si ça te dérange, tu peux toujours laisser un commentaire pour me le faire remarquer. Ca me fera plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/2-1.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Salut Sam, pourrais-tu te présenter (aussi bien dans le civil que dans ton univers bien particulier) ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire ? Toujours difficile de parler de soi-même. Vais faire simple, efficace et conventionnel. &lt;br /&gt;Je m'appelle RICCIUTI Samuel, fils d'immigrés italiens. Étudiant, je prépare une thèse en sociologie de l'art à l'Université de Metz. Mes recherches portent sur les moyens de production et de diffusion des labels indépendants. Par ailleurs, je suis musicien sous divers pseudos, au sein de divers projets, dans divers univers musicaux, le principal restant DOG BLESS YOU. Membre fondateur de l'association "Chez Kito Kat". Adepte invétéré des paradis artificiels et des plaisirs charnels (hihi). &lt;br /&gt;Que dire de plus ? Voilà ma vie résumée en quelques lignes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Divers pseudos, divers projets… Diverses personnalités aussi, je suppose. Je te connais effectivement surtout sous le patronyme de DOG BLESS YOU, mais pourrais-tu me parler un peu plus en détail des autres ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diverses personnalités ? Marrant que tu dises cela. Ca vient peut-être de ma schizophrénie latente… ‘fin, ne nous attardons pas sur le sujet… &lt;br /&gt;En effet, j'aime m'évader dans divers projets. Au fil des rencontres. J'ai d'abord commencé en 1998 sous le pseudo de Samab, j'étais DJ et beatmaker pour un collectif hip hop (TRIPLE H COMBO). Puis, à force de diversifier mes influences musicales, j'ai basculé tout naturellement vers l'électro, d'abord sous le pseudo A31 PROJECT puis sous le patronyme de DOG BLESS YOU. &lt;br /&gt;Bien que je préfère travailler seul, nombre de rencontres ont été très lucratives, musicalement parlant. Avec Barclau (qui, par ailleurs, m'accompagne sur scène), nous avons fondé le projet électro folk WHERE IS THE ARCHITECT. Mais celui qui me tient le plus à cœur en ce moment reste sans aucun doute le projet issu de ma rencontre avec Christophe Biache de DIAPORAMA. Pas encore de pseudo pour celui-ci, mais ce qui en ressort pour l’instant promet une suite très convaincante. Ayant une vision également plus minimaliste de l’électronique ambiant, j'ai pu développer une musique beaucoup moins consensuelle sur des installations visuelles et des chorégraphies de danseurs japonais, notamment lors de cette rencontre avec Alexandrine France. Je passe enfin sur les différents featurings et autres remix, trop nombreux pour être listés ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est par le hip hop que tu es entré dans un processus de création musicale ou bien sont-ce d'autres musiques qui t'ont poussé à trouver ton propre mode d'expression artistique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hip hop a été pour moi une certaine façon de sortir de l'héritage musical laissé par mon père. Jusqu'à mes 13 ans, je passais mon temps à écouter ses vieux vinyles. Tous ces classiques psychés de la fin des années 60. Il n'y a pas eu un jour de mon enfance où je n'ai pas entendu un morceau de PINK FLOYD. Une obsession. Puis j'ai tout doucement commencé à écouter du hip hop. En 1993, ma première grosse claque a été le "36 Chambers" du WU TANG CLAN. J'ai tout de suite pris goût à analyser les instrumentaux. Beaucoup plus que le flow et les textes, c'était les instrus qui retenaient toute mon attention. Je me suis alors dit que je pouvais passer de l'autre côté de la barrière, essayer de les créer moi-même. Je n'avais cependant aucune connaissance du solfège et ne savais jouer d'aucun instrument. J'ai donc opté pour l'achat de platines et d'un tout petit sampler avec mes très maigres revenus.&lt;br /&gt;J'ai commencé à faire du son dans la logique de créer des instrus hip hop, et puis avec le temps je suis revenu petit à petit à des musiques plus planantes, ambiantes et minimalistes. Retour aux sources psyché, mais avec les bases rythmiques du hip hop, le travail des samples et des boucles. Le hip hop m'a permis de faire mes premiers pas, il représente beaucoup pour moi.&lt;br /&gt;D'ailleurs, une de mes prochaines envies est de travailler avec des MC’s sur un projet abstract hip hop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;À ton avis, il est dû à quoi, ce retour aux sources (vers le psyché donc) ? Est-ce que tu te sens proche d'un groupe tel que DALEK qui revendique, lui, clairement de telles influences ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On finit toujours par revenir aux sources. En tout cas, même si le retour ne se fait pas, on garde forcément ancrées en soi des références, des influences… J'ai grandi avec celles-ci, et malgré la découverte d'autres styles musicaux, j'ai quand même continué à écouter les Miles Davis, Herbie Hancock, PINK FLOYD et autres TARKUS de ma jeunesse. &lt;br /&gt;En ce qui concerne DALEK, leur travail ne me transcende pas plus que ça. J'aime tout de même leur musique, on sent les influences psychées. Je me souviens d'un concert où tu avais fini complètement raide allongé au fond de la salle, haha. En live, ils sont vraiment très très forts… Musicalement je ne me sens pas trop proche d'eux, donc. En revanche, dans leur logique de production et de diffusion similaires à celle des milieux DIY, il y a là pour moi un véritable modèle à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/3-1.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au fond de la salle d'abord, puis dehors sur le trottoir en train de comater sous la pluie… Je crois que j'ai arrêté de fumer de la drogue après ce concert… Bon DALEK c'était le premier exemple qui me venait à l'esprit. En revanche, ça tombe bien que tu en parles : j'aimerais savoir comment tu en es venu à adopter cette logique DIY pour ton propre travail. Tu vois ça comme un choix ? Une contrainte ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis très jeune, j'ai cette répulsion pour tout ce qui est accessible, ce qui est formaté, cette musique qui satisfait la masse sans qu'elle n'ait aucune question qualitative à se poser (peut-être est-ce ma crise de rébellion adolescente qui n'en finit pas de durer ?).&lt;br /&gt;J'ai toujours cherché à écouter ce qui sortait en indé. Même lorsque j'ai commencé à écouter du hip hop, je m'obstinais à n'acheter que des disques d'indépendants. &lt;br /&gt;Et puis, à force d'observation, à force de découverte et surtout à force de rencontres (dont tu fais partie), j'ai commencé à comprendre un peu comment fonctionnaient les milieux indépendants. C'est sans aucun doute le modèle punk (hardcore) qui m'a le plus inspiré, autant au niveau de la création des réseaux que dans l'échange musical, dans cette logique de non-profit, et surtout cette logique du "fais-le toi-même".&lt;br /&gt;Je regrette de ne pas voir ces principes se développer plus que ça dans le monde de la musique électronique. Il existe quand même quelques belles exceptions à ce que je viens de dire : Chat Blanc Record de Montréal par exemple, les labels Scape, Morr, Merck… Et puis il y a ce label luxembourgeois sur lequel je viens de sortir un album expérimental, Sounds From Nowhere… Ca m'a troué le cul de voir un Luxo (désolé pour les préjugés bêtes et faciles) s'acharner à diffuser des productions expérimentales à travers le monde sans chercher à se faire le moindre profit, si ce n'est un profit artistique de découverte musicale. Lorsque j'ai vu comment fonctionnait ce label, j'ai tout de suite accepté l'invitation à faire partie du catalogue. &lt;br /&gt;Maintenant, je sais que cette obsession à n'écouter et à ne rechercher que de l'indépendant a des mauvais côtés, je suis certainement passé à côté de belles productions sorties sur des majors. Je sais pas. En fait, ça me fait bizarre de mettre dans la même phrase "major" et "belles productions", héhé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu exclus donc le fait de vivre un jour de ta musique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le style musical dans lequel j'évolue n'a jamais vraiment créé de millionnaires. Vivre de ma musique reste une utopie, un rêve de gosse. Ce rêve de gosse n'est pas de faire des millions, juste de pouvoir vivre de quelque chose que j'aime. Je n'espère pas, au niveau de ma production musicale, réaliser un quelconque profit financier, mais si je peux vivre de la musique d'une autre façon… Voilà une des raisons pour laquelle je continue mon doctorat. Il me permet de faire mes recherches sur la musique, donc de rester ancré dans un domaine que j’aime, tout en espérant peut-être un jour vivre de ces recherches. &lt;br /&gt;Espérer dans ma musique un quelconque profit m'obligerait à la formater pour toucher un public de plus en plus large. Je ne veux pas créer pour satisfaire un quelconque cahier des charges. J'aime créer avec mes tripes. Et cela ne changera pas. S'il faut que j'aille travailler à la chaîne pour me payer le moyen de produire ma musique, alors je le ferai… Putain j'aurais dû faire de l'électro-pop mainstream music, ça aurait quand même été plus facile…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Concrètement, au sein de DOG BLESS YOU, quelles sont tes influences primordiales ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question difficile… Tellement de choses que j'aime écouter, tellement de groupes qui m'ont influencé, tellement de références qui entrent en compte tant dans la production que dans la diffusion… Je peux te citer à la va-vite quelques-unes de mes principales influences : sans aucun doute les labels Constellation, Kranky, Merck, Scape, Good Looking, Morr, Warp, Ninja Tune ou encore Mo wax… Quelques groupes ont aussi eu une influence primordiale : PINK FLOYD et BOARDS OF CANADA sont certainement deux des formations qui m'ont le plus orienté dans ma vision musicale. Et puis, comme je l'expliquais plus haut, j'ai aussi beaucoup écouté de hip hop, de musique expérimentale, d'electronica, de folk… Toutes ces références sont autant d'influences, elles varient en fonction des moments, des humeurs, des rencontres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il de tes voyages ? Il me semble que tes errances à travers le monde jouent un rôle important sur ta musique… Que recherches-tu dans ces voyages, en dehors de l'inspiration pour créer ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, c'est clair que ces voyages sont une merveilleuse source de découverte et d'inspiration ! J'ai toujours eu la chance de voyager, que ce soit avec mes parents ou seul à partir de l'adolescence. J'ai besoin de bouger, j'ai besoin de découvrir. Me mélanger aux autres cultures. "Errance" est le mot parfait, j'aime errer et me perdre dans des villes que je ne connais pas, marcher des heures. C'est dans ces moments-là que je me sens le mieux. Je me sens vivre. &lt;br /&gt;Il y a des lieux qui ont tout de même une force d'attirance supérieure sur moi. Déjà l'Italie, mon pays, Naples, ma ville, ma famille… Besoin d'y aller au moins une fois par an pour me ressourcer. Il y a également les cultures des pays arabes qui ont eu une influence sur la couleur de mes productions. J'espère pouvoir partir le plus rapidement possible pour le Moyen-Orient, la Syrie, la Jordanie, Israël, le Liban… Je pense que le prochain voyage sera là-bas, juste avec un billet aller, sans date de retour préméditée.&lt;br /&gt;Et puis le Canada… Comme tu dois le savoir, je pars en septembre pour un an là-bas. C'est une très longue histoire. J’y suis allé la première fois à 10 ans pour un stage de hockey sur glace. Après plusieurs allers-retours, je me suis promis d'aller vivre là-bas. Le genre d'obsession que l'on ne peut pas expliquer.&lt;br /&gt;Pour moi, chacun d'entre nous devrait voyager. Cela permettrait d'éliminer tous les préjuges, d'avoir une approche personnelle de la diversification culturelle, et surtout c'est une certaine façon d'apprendre à sa façon. Bien sûr, pour voyager, il faut des moyens financiers et cela n'est pas donné à tout le monde. C’est regrettable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il de ton travail photographique (issus de tes voyages, je suppose) ? Comment es-tu venu à t'exprimer par ce biais ? Quel rôle tient ton objectif, quel est son but premier lorsque tu te retrouves face à une scène, prêt à shooter ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La photographie est venue plus tard, un peu par hasard, au fil des voyages. J'aime rester à regarder de jolies photos, des paysages, des décors urbains, des portraits, essayer d'imaginer une bande son pour chaque image. Lorsque je prends des photos, elles sont le reflet exact de ce que je vois quand je compose ma musique. J'affectionne tout particulièrement les paysages urbains, le béton, les décors industriels, les usines (fruit d'une enfance en pays sidérurgique !). Mon objectif permet d'immortaliser ces images qui me hantent. J'ai eu l'occasion, à plusieurs reprises, d'exposer mes travaux, mais je prends un peu plus ça comme un hobby, même si je n’aime pas trop ce mot. Je n'ai aucune prétention par rapport à la photographie, je sais que j'ai de grosses lacunes techniques sur ce moyen d'expression artistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Musique, photographie, voyages, es-tu déjà parvenu à lier ces trois passions ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La photographie et la musique me font voyager, les voyages influencent ma musique et mes photos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Héhé par là, je voulais savoir si tu n'aurais pas envie d'organiser un de ces quatre une tournée où tu mêlerais ta musique et tes photos. Est-ce que ce genre de projets te botte (sachant que t'as déjà participé à un projet plus multimédia) ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, j'ai déjà eu l'occasion de travailler sur la bande son de vidéos, c'est un travail qui me plaît, mais différent car les images sont en mouvements. Mettre en sons mes images serait un très joli aboutissement. Voilà le genre de projet qui me botterait vraiment beaucoup ! Une expo photo avec une performance musicale en live. À méditer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/6.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Justement, au niveau de tes lives, dans leur forme actuelle, est-ce que tu te sens à l'aise ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas vraiment… Je me suis vraiment senti bien lors d'un festival au Luxembourg dernièrement : en même temps que je jouais, il y avait de la vidéo expérimentale qui défilait. Et je sais que ma musique a besoin de ce support visuel. Je travaille aussi pour jouer plus d'instruments en live, rester scotché derrière son PC peut s’avérer une expérience déroutante, tant pour moi que pour le public. J'ai cependant la chance d’être accompagné par Barclau, un excellent guitariste qui sait parfaitement s'accommoder de mes compositions. Il donne cette touche analogique qui complète la couche numérique. &lt;br /&gt;Mes lives ne sont pas encore parfaits, c’est un fait. Je travaille là-dessus. Je prends néanmoins mon pied à jouer en public, cela procure un contact avec les gens que je ne retrouve pas lorsque je compose. C’est vraiment enrichissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Toutes aussi enrichissantes sont ces rencontres qui t'amènent à collaborer (avec Barclau, comme tu l'as souligné, ou bien Dr Geo) ou à partager ta musique (avec Electroluminescent par exemple). Pourrais-tu m'en dire un peu plus ? Y'a-t-il eu des rencontres plus marquantes que d'autres ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l'ai précisé un peu plus haut, j'ai une façon de travailler ma musique assez personnelle. J'aime bosser seul, à mon rythme. Mais au bout d'un moment, il est toujours intéressant de partager la création. Quelques rencontres ont été déterminantes. Barclau premièrement, qui reste vraiment la personne avec qui je m'entends le mieux au niveau du travail sonore. &lt;br /&gt;La rencontre musicale avec Dr Geo est assez spéciale également. Je connais ce bonhomme depuis un certain nombre d'années, mais jamais nous avions eu l'occasion de jouer ensemble. Et puis, il y a 6 mois, il m'a proposé de m'accompagner pour un petit live. J'ai tout de suite senti cet amour de la musique couler en lui. C'est vraiment un guerrier, il vit par et pour son art. Voila le genre de rencontre que je souhaite faire, être amené à collaborer avec des personnages qui te poussent sans cesse vers le haut. On a eu l'occasion de réaliser deux improvisations pour Luxembourg 2007. Des moments inoubliables. Suis content de partager la sortie d'un split avec lui. Voila, une affaire à suivre…&lt;br /&gt;Une autre rencontre qui est actuellement déterminante dans mon travail est celle avec Christophe Biache (DIAPORAMA). Il a approximativement les mêmes références musicales que moi. J'aime travailler avec lui, il est très professionnel, encore une personne qui me tire vers le haut. Un EP est en préparation pour la rentrée. &lt;br /&gt;La rencontre avec Ryan Ferguson (ELECTROLUMINESCENT) a été forte en émotions. On a partagé quelques dates ensembles, on a passé deux semaines à terminer tous les soirs bourrés et à essayer de communiquer, moi avec mon anglais de supermarché et lui avec ses deux mots de français. À la fin, tant la rencontre a été forte, nous avons décidé de conclure ça par une collaboration musicale. Deux morceaux sont issus de cette rencontre. Deux bijoux. &lt;br /&gt;Et puis y a toi mon petit Flo. Sans aucun doute la rencontre la plus marquante. Peut-être pas au niveau musical, mais pour tout ce qui va avec, l'amour de la musique, de sa diffusion, ton écoute, ta patience, la prise de confiance… Tu m'as fait croire en moi… Héhé, c'était la minute d'émotion…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu vas faire chialer tout le monde là, héhé… Et ta rencontre avec Salima, ta compagne au sein de Chez Kito Kat ? Là je sais qu'on déborde du contexte musical, mais j'aimerais bien que tu me racontes les difficultés que tu as dû affronter pour faire accepter votre relation à votre entourage…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que ma compagne au sein de Chez Kito Kat, Salima est surtout mon double. Ma muse. Je partage ma vie avec elle depuis maintenant 11 ans. On s'est rencontré au collège, on ne s'est plus quitté depuis. Comme tu le dis, il y a eu des difficultés dues à nos différences d'origines, elle algérienne et musulmane, moi italienne. Dur dur. C’est sans doute ce qui nous a fortifiés, fortifié notre relation. Nous avons toujours été confrontés aux préjugés, tant dans ma famille que dans la sienne. Même des fois chez les amis, et ça c'est vraiment le pire. Les gens n'aiment pas les mélanges ethniques, encore moins les mélanges religieux. Ça perturbe leur train-train quotidien. Nous, on s'en fout royalement.&lt;br /&gt;Que dire de Salima ? Il me faudrait un bouquin de 500 pages minimum pour parler d'elle et de ce qu'elle représente pour moi. J'ai tendance à dire : Salima, le fond et la forme. Sans elle, je ne serais ce que je suis maintenant. Il n'y a pas de Samuel sans Salima.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous fonctionnez en couple au sein de Chez Kito Kat. Pourrais-tu me détailler un peu plus vos activités, la manière dont vous fonctionnez ainsi que vos projets ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Salima, nous avons monté cette association dans le but d'enrichir encore un petit peu plus la programmation musicale sur Metz. Non pas qu'il n'y avait pas assez de concerts, on avait juste envie d’essayer de programmer des groupes qui nous correspondaient un peu plus (électro, folk, post rock). Au sein de l'asso, on essaie de se partager les tâches, Salima s'occupe un peu de chercher des groupes, de communiquer avec les bookers, elle s'occupe aussi de l'accueil des groupes (son anglais est quand même bien meilleur que le mien, héhé). Et je me charge du reste, communication, fly, technique. Le but au départ était quand même d'organiser plusieurs sortes de manifestations, pas uniquement des concerts. Je pense qu'on s'attardera un peu plus sur le pluridisciplinaire à notre retour du Canada. Et puis il y a ce projet de publier des recueils musicaux qui nous est venu à l'esprit il y a de ça quelques mois. Avec pour but de mélanger un peu les artistes qu'on a programmé et certain groupes locaux. Ainsi sur la première compile "Kito Sound" qui sort d'ici quelques jours, on retrouve des artistes locaux (DIAPORAMA, ZERO DEGRE, DOG BLESS YOU, DE TEKOOPTEHUREEN) ainsi que des groupes beaucoup plus connus tels que MILLIMETRIK du Canada et Tsukimono (membre de SCRAPS OF TAPE) de Norvège. &lt;br /&gt;Bref, on essaie de varier un peu notre prog’, les projets… Mais bon, le principal chantier des Kito Kat est à présent de préparer leur voyage et programmer des concerts sur Montréal. On aimerait bien organiser une petite tournée pour un groupe de Metz le long du Saint Laurent. À suivre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/5.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Justement, ce voyage… Vous vous expatriez pendant un an au Canada. Qu'est-ce qui vous a motivé à agir ainsi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, c'est cette envie de ne pas rester en place, de bouger, vivre l'aventure. On est jeunes, en pleine possession de nos moyens… C'est le moment où jamais de partir. Et puis le Canada, pour moi, c'est une longue histoire. J'y suis allé à plusieurs reprises, j'y ai vécu quelques mois en 2005 pour effectuer mes recherches sur le label Constellation. Cela m'a permis de rencontrer des personnes vraiment très engagées, quelques amitiés se sont créées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous partez avec des plans bien précis dans la tête ? As-tu prévu d'y jouer ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois là-bas, on a envie de développer quelques idées, mais le principal pour nous restera de vivre l'instant. Essayer de ne pas trop se projeter. C'est sûr qu'il y a des projets, des amis là-bas m'ont déjà prévu quelques concerts, comme je te le dis, on aimerait bien essayer de faire un peu de programmation aussi… En fait c'est difficile à dire. Pour Salima, c'est également un départ vers l'inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Est-ce pour mieux revenir sur Metz par la suite ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour à Metz ? Je préfère ne pas y penser pour l'instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'inconnu te fait peur ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai mes petites craintes. Mais l'inconnu me motive beaucoup plus qu'il ne m'effraie. Si l'inconnu t'empêche de faire les choses par peur, alors il vaut mieux s'enfermer au fin fond de son cloître et vivre une vie d'ermite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu quittes la France alors que Sarkozy est au pouvoir. Avec une compagne musulmane, t'as pas peur d'avoir du mal à revenir l'année prochaine ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Héhé… Si t'avais vu comment on s'est fait fouillé à la douane au mois de février à l'aéroport… J'avais la barbe et Salima qui n'a pas trop un nom français… Ils ont laissé passé tous les vieux, les gens bien sapés, les jeunes Français propres sur eux… Et pis nous, ils nous ont fouillés de la tête aux pieds… On va demander l'asile politique au Canada. Quoique, leur gouvernement n'est pas vraiment plus sérieux que le nôtre. Bon, au moins ils ont la chance de ne pas avoir un mégalo au pouvoir. Puis tu sais, c'est même pas Sarko qui me fait peur, mais les réactions que j'entends sur mon lieu de travail, chez des amis, dans la famille. J'ai l'impression que les gens assument de plus en plus d'afficher leur ignorance et leur racisme. C’est un truc qui me fait flipper et ne me donne pas vraiment envie de revenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu bosses avec des jeunes en Internat. T'as réussi à leur donner goût à la musique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je bosse dans un collège et dans un lycée professionnel. Les gamins du collège sont adorables, j’ai pu discuter un peu de musique, leur faire découvrir des trucs pas trop compliqués. En revanche, au lycée, c'est plus un rapport de force, les jeunes te testent en permanence, ils sont un peu dans l'âge bête. Je crois que je n’ai même pas eu l’occasion de parler musique avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Revenons à la musique, justement. J'aimerais connaître la signification de ton patronyme.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mauvais jeu de mots… Tu t'y connais toi, en mauvais jeux de mots, non ? Disons que c'est un peu issu de la répulsion engendrée par toute forme de culte religieux. Tellement plus facile de se dédouaner et en appeler à la bénédiction d'un tiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En parlant de mots et de jeux, tu mentionnais au début de l'interview un futur projet avec des MC’s…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben justement, c'est en travaillant au collège que m'est venue l'idée. Un petit jeune qui me dit un jour : "Tiens Sam, écoute !!! C'est un clash avec je sais plus qui…" J'ai écouté : le flow du jeune et ses textes m'ont foutu une véritable claque dans la gueule. J’ai proposé de lui bricoler quelques instrus. Et je me suis dit que c'était essentiel de faire un petit retour aux sources. Je connais 4 ou 5 MC’s morts de faim, ils n'attendent que des instrus pour pouvoir poser ! Je vais essayer de terminer ça avant la fin août. Vais en profiter pour faire reprendre le mic à Salima, elle ne l'a plus touché depuis la fin du projet TRIPLE H COMBO. Autant dire que ça va négocier sec !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les instrus pour ce projet, tu les travailles à base de quoi ? Est-ce que c'est un travail qui va différer de celui pour DBY ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour chacun de mes projets, j'utilise toujours le même matos. Juste un changement de configuration suivant le style.&lt;br /&gt;Mon outil principal reste avant tout le sampler. Et mes boîtes à rythmes. Avant, je passais un temps fou à chercher des samples, écouter des heures et des heures pour trouver LA boucle. Depuis un certain temps, je préfère jouer moi-même mes boucles, à l'aide d'un piano, d’une guitare ou d’un synthé. Sinon j'utilise Cubase SX sur le PC uniquement en séquenceur et, de temps en temps, je me sers des plug-in VST, mais c'est super rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et au niveau des samples, tu pêches ça chez quoi ? Je te demande ça parce que sur le split avec Dr Geo, y'a des sons qui m'ont fait penser à du vieux WU, LO-DOWN ou même GRAVEDIGGAZ…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le split, je n’ai utilisé des samples de disques que sur un morceau, en l'occurrence "Once Upon A Time" (les samples viennent d'un vieux stock de vinyles de jazz). Pour le reste, ce sont des samples que j'ai joués. En tout cas merci pour le rapprochement avec le WU, ça me touche beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/1-1.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Héhé, me disais bien… Bon on passe aux questions plus relax. Tes cinq morceaux préférés du WU, justement ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais plutôt te donner mes 5 albums préférés des pensionnaires du WU :&lt;br /&gt;1 Genius : Liquid Sword &lt;br /&gt;2 Raekwon : Only Built 4 Cuban Linx &lt;br /&gt;3 WU TANG CLAN : Enter The Wu Tang &lt;br /&gt;4 Method Man : Tical &lt;br /&gt;5 Ghostface Killa : Iron Man&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Canin ou félin ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miaowwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww, sans aucun doute !! Félin, quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/4-1.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Meilleure drogue pour composer un titre de DBY ? Meilleure drogue pour écouter un titre de DBY ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;90 % de mes morceaux sont composés sous alcool. Pour l'écoute, je conseille un truc pas trop fort, juste ce qu'il faut, un petit joint de skunk ou du bon népalais. Mmmm tout ça enfoncé dans un fauteuil, les yeux fermés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comme c'est ta première interview, tu me dois de révéler en ces pages un truc que t'as jamais dit à personne avant…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un truc que j'ai jamais dit à personne ? Héhé ça va être dur… Une nuit, dans un rêve, je me suis vu en double et j'ai crié… Ca te va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;M'est arrivé la même chose y'a pas longtemps. T'as vu Le Locataire de Roman Polanski ? Y'a une scène similaire qui fout les jetons… D'ailleurs, ta scène de film préférée ? Si DBY était un film ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien flippant, ce film de Polanski ! J'ai un peu honte de te dire ce qui va suivre, mais bon tant pis, j'assume… Y a une scène de film que j'ai dû voir un million de fois. C'est un vieux film canadien, ça s'appelle "Youngblood". L'histoire d'un joueur de hockey sur glace ricain qui s'exporte chez ces barbares de canadiens. La scène que je préfère, c'est quand à la fin du film il met une bonne branlée à son adversaire et marque le but de la victoire… YOUNGBLOODDDDDDD !!!!!! À chaque fois que je suis sur la glace, je m'imagine dans la peau de ce héros de film… Pas très glorieux, hein ?? &lt;br /&gt;Sinon, un peu comme Barclau, j'admire cet anti-héros qu'est « The Dude », le Big Lebowsky ! Un peu comme Homer Simpson, je pense que ce gars a vraiment trop la classe. Pour être un peu plus sérieux, j'aime beaucoup les films des frères Cohen. "Fargo" et son ambiance super glauque sont un bijou pour moi.&lt;br /&gt;Suis un très gros consommateur de cinéma, dur de m'identifier à un film très précis. Mais si je devais choisir, je dirais "La Grande Bouffe" de Marco Ferreri. Abuser de tous les plaisirs de la vie (bouffe, baise, drogue, musique…) jusqu'à en crever !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ta blague préférée ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au risque de paraître ennuyeux, je n’aime pas les blagues. Je n'arrive pas à les retenir, c'est peut-être pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Héhé alors je te laisse le mot de la fin, merci à toi d'avoir répondu à cette petite interview !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à toi, Flo…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ciao a tutti ! Tanti bacci ! Ci vediamo ! &lt;br /&gt;(Ça fait assez folklorique pour un mot de la fin ça, non ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;www.myspace.com/dogblessyou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.myspace.com/dogblessyou"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-7386873422668880986?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/7386873422668880986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=7386873422668880986' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/7386873422668880986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/7386873422668880986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2007/08/interview-dog-bless-you.html' title='Interview - DOG BLESS YOU'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-4151678048532127755</id><published>2007-04-30T11:30:00.000+02:00</published><updated>2007-04-30T11:51:56.568+02:00</updated><title type='text'>Interview - THOMAS LECHNER / QUEERBEAT BOOKING AGENCY</title><content type='html'>Le hasard fait bien les choses. J'ai appris l'existence de QUEERBEAT suite à un concert de Hyacinth donné début août 2006 à Münich et un mail d'Alex. Nous sommes restés en contact depuis, et c'est ainsi que je fus amené à organiser des concerts pour des groupes de leur roster (KIDS ON TV en avril, THE PLANE IS ON FIRE à la fin du mois de mai). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas a pris la peine de répondre à mes questions à la con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/l_23371af5b4d7995a8d7bdd2f41a14380.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quelle est la genèse de Queerbeat ? Une idée géniale, un soir de cuite, ou bien un projet mûrement réfléchi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca s’est développé tranquillement, étape par étape, sans que nous ayons une idée précise derrière la tête. J’ai commencé à organiser des concerts et des teufs en 1996 en m’appuyant sur les ressources de notre scène locale. De fil en aiguille, de plus en plus de groupes se sont tournés vers moi, pour des concerts d’une part, mais également pour du tourbooking. Je me suis dit « Pourquoi pas ? » et les premiers sur lesquels je me suis fait les dents ont été DIE MOULINETTES. Au début, on organisait des concerts en Allemagne, en Suisse et en Autriche seulement. Puis je me suis retrouvé à bosser pour LE TIGRE. Après notre première tournée à travers ces pays, les filles m’ont demandé si ça me branchait d’être leur agent pour l’Europe. Ca me tentait d’essayer et ça marche plutôt bien depuis. Après ça, THE HIDDEN CAMERAS sont venus vers moi avec la même idée en tête (ils ne voulaient pas évoluer dans le circuit musical classique et, de ce fait, quitter leur agent britannique). Et nous voilà aujourd’hui réunis autour de cette interview.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Qui était à l’origine de Queerbeat ? Seulement toi ou bien d’autres personnes étaient-elles déjà investies dans le projet ? Comment se répartit le travail ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi et mon ancien petit ami. On faisait du deejaying ensemble. Il nous a quittés deux ans après sa création. Mais à mesure que Queerbeat grandit, se développe, je suis amené à rencontrer de plus en plus de monde partageant la même vision du monde. J’essaie donc d’impliquer tout le monde dans nos projets, de faire travailler des gens ensemble. Queerbeat est une compagnie (ma compagnie) mais nous fonctionnons en tant que collectif au niveau des décisions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/thomas.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Thomas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Il y avait beaucoup de bookers ou de promoters orientés gay et lesbien à l’époque de la création de Queerbeat ? Comment les gens ont réagi au début ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non. Et Queerbeat n’était pas destiné à se revendiquer « gay et lesbien ». Au départ, nous ne travaillions exclusivement qu’avec des artistes hétéros. Tout est venu naturellement, c’était évident pour nous de travailler avec des artistes gays et lesbiens par la suite. L’idée que nos artistes hétéros n’aient aucun problème à bosser avec une structure queer est plutôt plaisante en soi. Précision : pour nous, « queer » est un terme qui qualifie aussi bien ta sexualité que tout ce qui est étrange, inhabituel, excitant, musicalement anticonformiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Qu’est-ce qui a changé en 10 ans d’activités ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, il n’y avait pas de groupes queers dans notre roster. Nous avions pas mal d’artistes féminines ou de groupes avec des filles (DIE MOULINETTES, POP TARTS, LALI PUNA, TUNIC, FRED IS DEAD au début, LE TIGRE, LESBIANS ON ECSTASY, GRAVY TRAIN plus tard). On ne bookait pas de groupes queers, puis en 1999 j’ai commencé à bosser sur le Candy Club, une teuf queer alternative sur Munich (avec pas mal de concerts à chaque fois). Après Popstarz à Londres, c’est la deuxième plus vieille teuf de ce genre en Europe et elle a toujours autant de succès. À force d’être en contact avec des groupes queers, on s’est dit que c’était une orientation artistique plutôt plaisante à prendre. C’était également intéressant de constater que les exigences et les besoins de ces groupes diffèrent souvent de ceux des groupes hétéros. Une volonté de développement alternatif, un engagement profondément marqué envers une scène queer/féministe/DIY. On s’est donc retrouvé au milieu de tout ça, à essayer de connecter plusieurs scènes, plusieurs milieux ensemble, créer des ponts entre le business classique de la musique et l’alternative que représentent les groupes dont nous assurons la promotion. De ce fait, ceux-ci ont tout aussi bien accès au circuit des clubs et des festivals qu’aux concerts DIY.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;N’est-ce pas un peu difficile de sauter d’un groupe à un autre, d’ELECTRELANE ou CORNERSHOP à KIDS ON TV et KITTY EMPIRE ? Bosser, d’un côté, avec de gros festivals et de l’autre avec des types comme moi, par exemple, ne doit pas forcément être évident…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ELECTRELANE, CORNERSHOP, SHELLAC, SLEATER KINNEY, STEREO TOTAL sont des groupes dont nous avons organisé les concerts à Munich. Nous ne nous occupons en revanche pas de leurs tournées. Mais je ne vois aucun inconvénient ou contradiction à bosser avec différents promoters. La chose la plus importante reste ceci : est-ce qu’ils respectent nos artistes et est-ce qu’ils comprennent leurs besoins spécifiques ? Je me souviens d’un kid qui n’arrivait pas à comprendre pourquoi les filles de LE TIGRE, après avoir tourné pendant plus de 15 années (en ce qui concerne Kathleen Hanna), refusaient encore de dormir par terre après le concert. Elles ont besoin d’intimité et de tranquillité et c’est ce qu’une chambre d’hôtel peut par exemple offrir. Le mec m’a alors dit que ce n’était pas du tout une attitude punk. Je lui ai répondu que c’était un manque de respect. D’un autre côté, j’ai convaincu les filles de jouer à un LadyFest en Slovénie afin de soutenir la scène locale. Comme l’organisatrice du festival n’avait pas assez d’argent pour les faire jouer, nous avons baissé le cachet et je n’ai pas pris de commission. Au final, je pense que ces deux attitudes sont tout à fait compatibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/alex.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Alex&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En 10 ans d’existence, quelles sont les dates qui ont marqué le parcours de Queerbeat, les événements qui l’ont amené à être ce que cette entreprise est aujourd’hui ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque instant que nous passons ensemble au sein de Queerbeat est un moment crucial, que ce soit lorsque nous devons dealer avec les taxes ou lorsqu’on doit trouver de l’argent pour pouvoir continuer à exercer nos activités. En fait, chaque nouvelle expérience a véritablement été cruciale pour Queerbeat : les débuts du Candy Club, le booking pour LE TIGRE, le premier festival que nous avons organisé avec nos propres thunes, la première teuf que nous avons monté à la mairie de Munich, la première Gay Pride dans laquelle nous étions investis (en 2000), le premier festival que nous avons organisé pour le Bavarian Broadcast… Le premier concert sold-out de LE TIGRE (à Berlin avec PEACHES en 2004 ; 500 personnes attendaient à l’entrée du club alors qu’il n’y avait plus de places disponibles), le premier contact avec un gros label (un contrat avec BMG pour NOVA INTERNATIONAL qui devait ne faire que 12 pages… La version définitive en compta 56). Fonder un label… Chaque nouvelle étape est importante et chaque remerciement que nous recevons de la part des groupes dont nous nous occupons est un événement. Essayer, faire ses propres erreurs, apprendre et ne jamais laisser tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pourrais-tu me parler plus en détail des activités dans lesquelles vous êtes tous investis, à côté de Queerbeat (Alternative Spirits et Candy Club en particulier) ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons organisé des Alternative Spirits de 1996 à 2000. Le but était clair dès le départ : pouvoir organiser une fête et y mélanger du mix et des concerts. À cette époque, j’organisais des concerts dans un club de Munich, mais la musique des afters ne collait jamais avec celle des groupes qui y jouaient. Enfin bref, à partir de là, on a réussi à fidéliser un public. Les gens qui étaient intéressés par ces fêtes savaient quel genre de musique les groupes invités allaient jouer. Et les purs teufeurs étaient souvent attirés par tout l’aspect live de ces fêtes. Avec les Alternative Spirits, on a essayé d’apporter autre chose, une autre attitude. Sachant que nous organisions souvent des concerts de groupes à guitare, nous voulions que les queers et les filles, en plus des mecs qui écoutent généralement ce genre de musique, s’y intéressent également. On s’est lâché sur la déco, l’aménagement du lieu, etc. De ce fait, nous avons de plus en plus touché la communauté gay et les gens qui se foutaient un peu de la musique qu’on leur passait généralement dans les bars queers. Cela m’encouragea à créer le Candy Club (même si tous mes potes m’ont, au départ, affirmé que cela ne marcherait jamais). C’est une queer party, mais il y a un équilibre assez intéressant au niveau de la fréquentation. 40 % de gays, 30 % de lesbiennes et 30 % d’hétéros. Même si j’aime quand toutes les confessions se mélangent, je veux que les hétéros soient conscients du fait que les autres mecs puissent ressentir une attraction pour eux et que s’ils/elles ne veulent pas être dragués, ils doivent trouver une manière une peu plus classe de le dire que celle habituelle. Et s’ils draguent à leur tour, je veux qu’ils acceptent d’essuyer un refus de la même manière. Bien évidemment, il en va de même pour les filles. Tout est une question de respect, au final. Pour résumer, Candy Club est une fête queer ouverte à tous et toutes, une fête avec un propos politique, qui s’intéresse à tout ce qui se fait de nouveau en musique dans la communauté queer et bien plus encore…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/candyaffiche.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Et en ce qui concerne les festivals auxquels Queerbeat participe, il me semble que la scène locale munichoise vous tienne particulièrement à cœur et que vous y restez fortement attachés…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pense globalement, agis localement.&lt;br /&gt;Plus tu sais comment ta scène et ta ville fonctionnent, plus tu touches à différents aspects et niveaux dans l’organisation d’un événement culturel, plus tu es apte à collaborer avec d’autres personnes dans le même délire que toi ailleurs en Europe ou dans le monde. Je ne pense pas être un connard car je sais avant ce que c’est de faire vivre sa scène au niveau local. C’est également important de garder les deux pieds fermement plantés dans ce terreau, de savoir d’où tu viens et qu’est-ce que t’as amené là où tu te trouves désormais. Dans le cas de Queerbeat, c’est la scène gay de Munich (avec le Candy Club et l’orga de la Gay Pride), la scène locale et nationale allemande (avec l’organisation de concerts et de festivals comme le Theatron, gratuit et organisé avec l’argent de la ville). Nous organisons enfin de gros événements pour le Bavarian Broadcast et la ville de Munich. L’argent qui découle de ces projets nous aide à en financer d’autres, plus personnels, et nous permet une plus grande liberté au niveau de notre travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quelle est la crise dont vous parlez dans la phrase d’accroche que vous incluez dans chacun de vos mails (“Let's use the crisis in the music industry as a chance to get back to the principles of trust, sincerity, mutual respect and loyalty !”) ? Cette crise a-t-elle encore lieu d’être en 2007 ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas le piratage qui tue la musique, mais bien l’industrie elle-même. Même si je n’ai effectivement aucun problème à bosser avec de plus gros agents, de plus gros labels ou de plus grosses compagnies, je trouve qu’il y a effectivement un décalage par rapport aux changements que l’univers de la musique a subi depuis quelques années avec Internet. Ces grosses huiles ont vendu tellement de disques par le passé qu’elles n’ont pas compris ce qui leur arrivait. S’attaquer à Internet ou à l’échange de MP3 juste parce qu’on a peur de plus pouvoir financer le stand musique du prochain événement Mercedes (je compte plus les showcases pathétiques, les groupes que l’on prostitue face à un parterre de journalistes qui semblaient plus intéressés par le buffet que par la musique).&lt;br /&gt;Il y a aussi un changement de stratégie. Dans les années 80, les labels laissaient le temps aux groupes de se développer, sur 2, 3 ou 4 albums. Les années 90 ont changé la donne, si tu vendais pas un million dans la semaine, tu te faisais éjecter. Ils se sont rendu compte d’une baisse et ont blâmé le piratage ou la copie, alors qu’il fallait surtout chercher du côté de leur attitude merdique et de leur arrogance crasse. Les consommateurs de musique ne sont pas aussi bêtes qu’on le pense, puis il faut dire aussi que ces gros labels ont produit assez de merde depuis 30 ans pour qu’on arrête de les soutenir dans cette démarche.&lt;br /&gt;Cependant, chaque crise est une chance pour redémarrer sur de nouvelles bases et c’est pour cela que nous utilisons cette phrase. Nous essayons de travailler honnêtement, comme il était de coutume de la faire dans les années 70.&lt;br /&gt;Et cette crise sera effectivement toujours d’actualité tant que les groupes ou les artistes ne seront pas respectés pour leur travail, tant qu’on arrêtera pas de les traiter comme des produits marketing. Il n’y a pas de mal à vendre des millions de disques, tant que ce résultat est causé par le talent et la personnalité de l’artiste, et non grâce à une stratégie marketing…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Que penses-tu de cette mode stupide de dire “this is gay” pour n’importe quelle raison ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’aime pas du tout cela. Les gens devraient réfléchir à ce qu’ils disent avant de l’ouvrir. Il y a pas mal de bouquins et d’articles qui traitent de la façon dont on utilise le langage. Il suffit de se renseigner et de les lire. Je n’en dirai pas plus à ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/candyclub.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Récemment, les KIDS ON TV ont eu pas mal de problèmes avec MySpace. Vous les avez soutenus dans leur démarche et leur combat contre le site, demandant certaines modifications dans les conditions d’utilisation. Qu’en est-il aujourd’hui ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cause de la pression que nous avons pu exercer par le biais de notre mailing-list et d’articles que nous avons largement diffusé, nous avons pu obtenir la réinstallation de la page des KIDS ON TV par MySpace. En revanche, nous ne savons toujours pas pourquoi celle-ci a été supprimée (ni réinstallée d’ailleurs… Nous n’avons pas réussi à obtenir une explication correcte de la part des administrateurs du site).&lt;br /&gt;Cependant, grâce au débat que nous avons pu susciter, nous savons désormais qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure, et pas seulement avec les artistes gay et lesbiens mais avec tous les utilisateurs du site en général : comment et jusqu’où des compagnies comme MySpace doivent ou ont un droit de regard sur les pages générées par leurs utilisateurs ? Non seulement nous demandons que certaines clauses soient changées dans les conditions d’utilisation, mais nous réclamons également une meilleure information sur les raisons qui pourraient provoquer une suppression de pages et nous exigeons que les utilisateurs soient prévenus avant que cela se produise, afin que ceux-ci puissent réfléchir plus en profondeur au contenu de leur page.&lt;br /&gt;Nous avons démarré cette discussion avec des artistes gays et lesbiens parce que nous sentions que la censure à leur égard était plus présente. Si tel est véritablement le cas (mais sans explication de la part de MySpace, comment réellement savoir ?), nous nous devons de combattre cet état de fait (les gens issus de la scène queer qui subissent cette discrimination, mais également tous les autres). Si ce n’est pas le cas, dans ce cas nous devons le supporter tant bien que mal. Dans tous les cas, faites bien attention aux conditions générales d’utilisation de MySpace. Il y a plein de petits détails étranges et pas qu’en rapport avec un contenu sexuellement orienté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Passons aux questions qui n’ont rien à voir. À quoi ressemble un beat queer ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne question. En ce qui me concerne, ce beat doit atteindre mon cœur. Puis mon corps (pour me faire danser) et ma tête (pour me faire réfléchir). Les meilleurs beats queers font les 3 à la fois. Ils peuvent être faits de guitares vrombissantes ou de bruits synthétiques. Il n’y a pas de style défini à proprement parler. Cela doit être un beat original produit par des gens cools. Il ne devrait pas être pensé dans un but lucratif ou commercial. En fait, il y a plein de beats queers différents, il suffit juste de trouver celui qui nous sied le mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Queerbeat est en contact avec des artistes ou groupes Français ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons accueilli à Munich des artistes tells que NOUVELLE VAGUE, COLDER, KATERINE, TAHITI 80… Mais il n’y a pas vraiment d’échange ou d’interactions avec la scène musicale allemande, donc c’est un peu difficile parfois… Sinon, j’ai vu BIRDY NAM NAM sur scène aux Transmusicales et j’ai trouvé ça intéressant, original, envoûtant. Puis j’aime beaucoup VALE POHER et d’autres, comme la MANO NEGRA, les BERURIERS NOIRS, DYONISOS… Ah oui, j’ai aussi tous les disques de Serge Gainsbourg…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/joerg.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Joerg&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Meilleur personnage gay de série télé ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Fisher dans Six Feet Under.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Meilleur et pire groupe avec qui vous avez travaillé au sein de Queerbeat ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le pire, c’est facile : OCEAN COLOUR SCENE. J’ai dû m’occuper de leur promo à l’époque où je bossais pour leur agent. De la grosse merde.&lt;br /&gt;Les meilleurs : tous les groupes de chez Queerbeat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dis une chose gentille et une chose méchante à propos de chaque personne travaillant chez Queerbeat…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai rien de méchant à dire sur notre collectif. Parfois il est effectivement difficile de tomber d’accord. D’un autre côté, tant que le capitalisme existera, je pense qu’il est difficile qu’un véritable collectif puisse exister. Néanmoins, nous nous respectons mutuellement et assez pour ne pas faire n’importe quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ta blague préférée ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’aime pas les blagues. Peut-être parce que je ne m’en souviens jamais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ta blague queer préférée ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haha je n’en connais pas non plus… Si j’en entendais une, là maintenant, je pense que ça me ferait rire. C’est bon de ne pas trop se prendre au sérieux. C’est d’ailleurs pour ça que j’apprécie énormément les comics de Ralf Köng.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’émo de la fin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci pour ces quelques questions et l’intérêt que tu nous portes. Intéressez-vous aux groupes étranges et bizarres, aux gens étranges et bizarres, aux attitudes étranges et bizarres. Foutez-vous des minorités et n’essayez pas d’intégrer ce que l’on vous rabâche à longueur de journée. Trouvez votre propre voie et agissez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/matze.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Thomas &amp; Matze&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.queerbeat.de"&gt;www.queerbeat.de&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-4151678048532127755?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/4151678048532127755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=4151678048532127755' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/4151678048532127755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/4151678048532127755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2007/04/interview-thomas-felhner-queerbeat.html' title='Interview - THOMAS LECHNER / QUEERBEAT BOOKING AGENCY'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-5680644077163384882</id><published>2007-03-20T18:53:00.000+01:00</published><updated>2007-03-24T15:55:00.922+01:00</updated><title type='text'>Interview - LA FACE CACHEE</title><content type='html'>Il y a des endroits qui te font aimer une ville. Qui t'empêche de la quitter ou qui t'encourage à y rester. La Face Cachée en fait incontestablement partie. Je n'étais pas encore installé à Metz quand Romain me parla pour la première fois d'un nouveau disquaire, situé rue des Allemands. J'ai mis une semaine avant de pouvoir franchir le pas de sa porte. Médé est depuis devenu un copain, quelqu'un qui compte pour moi, à qui je rends visite 1, 2, 10 fois par semaine. Un type passionnant et passionné, avec et chez qui on se sent bien. Je ne compte plus les apéros débridés, les moments de franche rigolade et les débats houleux sur tout et rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit hommage par le biais de cette modeste interview. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyageur / voyageuse, si le destin t'amène jusqu'à notre antique Cité d'Austrasie, le refuge, du bon son, des sourires et quelques liquides euphorisants tu trouveras en ces lieux bercés de décibels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.la-face-cachee.com"&gt;www.la-face-cachee.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/MEDE/DSCN4357.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Peux-tu décliner ton identité ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Médéric Keble, 31 ans et en pleine forme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pourrais-tu me détailler ton parcours personnel et m’expliquer les raisons qui t’ont amené à prendre la décision d’ouvrir un record shop ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un parcours assez bizarre. Les études pour commencer : de DEUG à DESS en ingénierie physique et mécanique, puis une année de voyage pour continuer et finalement près de 2 ans dans divers Instituts de recherche. Sûrement la période la plus ennuyeuse de ma vie… En parallèle, je traînais depuis longtemps dans le milieu des foires aux disques et des disquaires, je vendais en tant qu’amateur. Après quelques collaborations avec d’autres vendeurs, je me suis lancé en 2004 en solo pour ouvrir « La Face Cachée ». Enfin un défi intéressant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quelles ont été les difficultés rencontrées à l’époque ? Comment as-tu constitué ton premier stock de disque ? Je crois me rappeler que tu y as injecté une partie de ta collection personnelle… N’as-tu pas eu ce sentiment dérangeant d’un sacrifice peut-être un peu trop dur à assumer ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le départ a été assez difficile financièrement. J’ai effectué un prêt pour pouvoir aménager le local et payer tous les faux frais d’ouverture d’un magasin. J’avais déjà un apport assez important en disques car j’en avais accumulé plus de 5 000 en dix ans… À l’heure actuelle, ma collection perso ne doit pas dépasser les 400 disques. Après, je relativise : ce que je n’ai pas pu garder, je peux l’écouter au magasin (il faut bien qu’il y ait quelques avantages)…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quelles sont les difficultés actuelles (taxes, public, etc.) ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mêmes que pour tout commerce indépendant, quelle que soit son activité : le développement de la vente par correspondance, ce qui incite les gens à rester chez eux pour commander ce dont ils ont envie, et les charges sociales ou charges indirectes, qui elles, ne baissent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pourquoi Metz et pas une autre ville ? As-tu conscience d’avoir complètement écrasé la concurrence en un peu plus de deux ans d’existence ? D’ailleurs, quel rapport entretiens-tu avec les ex et actuels vendeurs de musique de la ville ? Il me semble que certains viennent trouver l’inspiration dans tes bacs…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Metz, naturellement. J’y suis très attaché. J’y ai grandi, voilà tout.&lt;br /&gt;En ce qui concerne les autres magasins indépendants, ce sont plus des collègues que des concurrents et chacun de nous a sa façon de voir les choses. Il est évident que l’on aime savoir ce qui se passe chez le voisin, les relations entre nous ne sont pas mauvaises et ça ne va pas beaucoup plus loin que ça… Juste un clin d’œil pour Jean-Philippe de CD Mania (fermé depuis 2 ans) qui est un très bon copain, un véritable amoureux du vinyle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/MEDE/DSCN4351.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;D’ailleurs, pourquoi le vinyle (même si la réponse me paraît évidente, je te la pose quand même) ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la chaleur, de la personnalité, de l’élégance, et du son… Rien à voir avec un bout de ferraille de 10 sur 10 enfermé dans sa cage en plastique. C’est un peu comme si tu comparais une toile de maître et sa vague réplique sur une carte postale achetée à la sauvette dans une boutique souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quelle est ta politique concernant le magasin ? La considères-tu comme juste ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais de mon mieux pour qu’elle le soit, j’espère que tout le monde y trouve son compte en venant ici. J’essaie de répercuter un maximum d’opé de label afin de compenser le prix excessif de certains disques ou certains labels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Comment se déroule une journée type à La Face Cachée ? Le pourcentage de tarés que tu vois défiler en une après-midi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se passe tranquillement. Je vois plus de passionnés que de tarés, heureusement. Il n’y a pas vraiment de journée type, elles sont toutes différentes les unes des autres, cela dépend des gens qui viennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tu participes également à des foires en plus de tenir le magasin. Peux-tu m’en dire un peu plus, tes motivations et ce que cela implique dans la gestion de La Face Cachée ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les foires représentent un gros point : on y rencontre des gens, des labels parfois, on se fait connaître. Cela implique une grosse gestion effectivement car on déplace entre 1 500 et 2 500 disques à chaque fois… C’est assez fatiguant mais toujours très intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/MEDE/DSCN4346.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;As-tu conscience que ton magasin est un lieu capable de fédérer les énergies créatrices de la ville et qu’il a vu naître bon nombre de projets aujourd’hui concrétisés ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l’ouverture, j’ai vu des gens se rencontrer au magasin, développer des projets ensemble. Je ne m’y attendais pas du tout, je trouve ça très enthousiasmant, ça veut dire qu’il y a encore des gens motivés pour aller de l’avant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dans la même veine, comment participes-tu à cette dynamique créatrice ? Peux-tu me détailler ta participation à la vie musicale et associative locale ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est très simple, ça me fait toujours plaisir d’être sollicité pour aider les associations ou les potes qui font bouger la vie culturelle messine, donc j’essaie de répondre présent le plus souvent possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Qu’aurais-tu fait si tu n’avais pas eu l’idée d’ouvrir le magasin ? T’imagines-tu vivre autrement ? Où te vois-tu dans 10 ans ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas de trop, tout ce que je peux te dire, c’est que ma vie aurait certainement été plus monotone. À l’heure actuelle, je ne vois pas faire autre chose. Quant à l’avenir, on verra bien.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;As-tu hâte que l’été arrive pour reprendre les barbecues en pleine rue ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu m’étonnes ! Un bon printemps suffira…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/MEDE/DSCN4352.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Parle-moi un peu de tes virées nocturnes en ville et de la préparation physique que cela implique. Je pense en particulier aux apéros quotidiens organisés dans le magasin…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écoute, je ne fais pas de préparation spéciale… Tout se fait toujours à l’arrache avec les copains qui sont là. Et pour les virées, c’est un peu pareil : je me laisse toujours entraîner et j’adore ça. Ce qui est sûr, c’est que je vais pas tenir 10 ans comme ça, il va falloir un jour que je me calme un peu (et toi aussi !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Comment vois-tu le magasin évoluer dans le temps ? Plus de CD ? Plus d’espace ? Plus de styles musicaux différents ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas de trop, tout se fait petit à petit. En ce moment c’est le développement du site du magasin et de la section de Régis Hardsonic (tech, gabber, etc.) qui sont au programme. Après on verra…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La playlist actuelle du magasin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques LPs qui passent souvent en ce moment :&lt;br /&gt;-THE REZILLOS - Can’t Stand The Rezillos,&lt;br /&gt;-ANDROMEDA,&lt;br /&gt;-NAS - Hip Hop Is Dead,&lt;br /&gt;-T REX - 20th Century,&lt;br /&gt;-DWARVES - Dwarves Must Die,&lt;br /&gt;-SCREAMIN JAY HAWKINS - At Home With,&lt;br /&gt;-La compile BIP de chez Born Bad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/MEDE/DSCN4348.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ta playlist personnelle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours les mêmes :&lt;br /&gt;-Entertainment des GANG OF FOUR,&lt;br /&gt;-Pink Flag de WIRE,&lt;br /&gt;-Black Monk Time des MONKS,&lt;br /&gt;-Psychedelic Jungle des CRAMPS,&lt;br /&gt;-Hypnotized des UNDERTONES,&lt;br /&gt;-etc.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;2/3 anecdotes marrantes liées au magasin à raconter ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste une alors ! Un mec passionné de Farmer s’est pointé un jour au mag’ et est reparti tout de suite car il a eu peur des gars qui étaient en train de fouiller les bacs punks. Il est revenu me dire quelque temps après que mon magasin n’était pas un lieu sur… et que je devais faire attention !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ta vanne préférée ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les oublie tout le temps, je ne suis pas très bon raconteur de blague…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’emo de la fin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que la fête continue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/MEDE/DSCN4354.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-5680644077163384882?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/5680644077163384882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=5680644077163384882' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/5680644077163384882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/5680644077163384882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2007/03/interview-la-face-cache.html' title='Interview - LA FACE CACHEE'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/MEDE/th_DSCN4357.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-1634056129096088732</id><published>2007-03-08T13:12:00.000+01:00</published><updated>2007-03-08T16:42:24.127+01:00</updated><title type='text'>Interview - DR GEO</title><content type='html'>A quoi ça sert de faire un zine ou un blog si on peut pas donner la parole à ses potes et potesses ? Ci-dessous quelques mots de mon gars Geo, musicien talentueux et drôle, lunaire et multi facettes. Comme sa musique. Par contre, on a pas abordé le sujet du Marche Club car, comme chacun sait, la première règle du Marche Club…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/geo3.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qui es-tu ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Geoffrey Lolli aka Dr Geo aka Geo pour les intimes, simple musicien de la Vallée de l'Orne qui essaie de faire de la zik sans trop se fixer de barrières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourrais-tu me résumer le cheminement qui t’a conduit jusqu’à ce premier album d’OMNIBUS ? Projet de longue date, soudaine pulsion créatrice, hasard, calcul ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ce projet est étroitement lié à la « fin » de PULSAR73 qui tournait de moins en moins. En 2005, je décide d'organiser une série de concerts à l'Élixir Café à Metz (un des derniers cafés-concerts résistants) autour de vieilles compositions mais où des musiciens différents m'accompagneraient à chaque représentation, la couleur des morceaux évoluant ainsi en fonction du feeling de chaque musicien.&lt;br /&gt;Il y a eu quasiment un concert par mois pendant un an. Ça a été le début de cette histoire. J'ai donc essayé de recycler le concept pour l'enregistrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Par quoi ou qui as-tu été influencé dans la composition même de ce disque ? T’es-tu référé à d’autres œuvres (je pense au solo de Thom Yorke, notamment, ou à la musique d’American Beauty) ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voulais avant tout que ce disque sonne très folkish, d'où l'abondance des guitares acoustiques et du sitar, mais aussi très varié, d'où l'apport d'autres instruments électroniques. C'est bizarre que tu parles de la musique d'American Beauty car celle-ci m'a énormément touché et je n'en avais jamais parlé à personne ! D'autres BO m'ont clairement influencé, je pense notamment à celle de 21 Grams qui est somptueuse.&lt;br /&gt;Au niveau des musiciens qui m'auraient influencé pour ce disque ? Je pense à DEVENDRA BANHEART, THE HOLY CHILDHOOD, GRANDADDY ou encore HOOD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ton album est un disque collégial. Pourquoi réunir toutes ses personnes en particulier ? Penses-tu que ton disque aurait été différent sans les interventions de chacun ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que des amis proches, les personnes qui ont participé à ce disque sont avant tout des musiciens pour qui j'ai le plus grand respect. J'aurais voulu en inviter d'autres mais j'ai manqué de temps et de moyens. Le disque aurait clairement été différent sans leurs apports car, plus qu'une diversité, ils « exportent » en quelque sorte leur « monde » dans le mien. C'est une expérience que je réitérerai sans hésiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/geo5.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D’ailleurs, peux-tu expliciter ce qui se cache derrière OMNIBUS, ainsi que ton pseudo, Dr Geo ? Vois-tu ce disque comme un laboratoire pour tes expérimentations ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Omnibus » est un mot latin qui signifie « pour tous ». Cela fait référence à la série de concerts initiaux avec musiciens tournants. Un groupe ouvert à tout musicien qui s'y intéresse, en quelque sorte.&lt;br /&gt;Plus que le disque, ma conception de la musique entière est basée sur la recherche sonore. Lorsque que j'ai un son en tête, je suis capable de dépenser des sommes folles jusqu'à trouver l'instrument qui sera capable de le réaliser. C'est en étant chez moi au milieu de mes synthés et autres machines que j'ai décidé d'opter pour le préfixe « docteur »… Mais il faut le voir plutôt dans le sens « chercheur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Après avoir un peu « boudé » la scène DIY, tu y reviens en marquant clairement de quel côté se situe ton disque. Pourrais-tu m’expliquer cela ? Est-ce, selon toi, une évolution positive, négative ? De la maturité ? Un renoncement ? Une révélation ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah non ! Tu ne peux pas dire ça ! J'ai toujours eu un profond respect pour la scène DIY. Maintenant, si tu fais allusion à ma collaboration avec Le Kit Corp ou à mes orientations scéniques avec PULSAR73, je ne suis ou n'étais pas seul au sein de ces projets et je respecte toujours les aspirations de chacun sans pour autant renier mes principes. Un groupe, pour moi, fonctionne selon un principe démocratique… En tout cas, je ne me suis jamais mis de barrières, je cherche juste à écrire de bons morceaux… Pour le reste, je vois après !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Parle-moi également de ta collaboration avec Le Kit. Pourquoi eux et pas une autre entité ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; On joue ensemble, on sort des disques ensemble, on fait la tournée des bars  ensemble… C'est avant tout une aventure humaine, voilà pourquoi eux et pas un autre  collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J’aime bien le titre. Pourrais-tu l’expliquer ou l’expliciter ? Quelle place tient le végétarisme dans ta vie ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre est en fait « Crooner For Cows » et fait référence à un des premiers titres que j'ai enregistré avec ALL, IT FEELS… 101 : I Wish I Was A Crooner, un titre important pour moi. C’est une façon de boucler la boucle avec ce disque.&lt;br /&gt;« Vegetarism Is A Good Way To Become A Crooner For Cows » est le premier morceau du disque, le premier que j'ai enregistré aussi, ça a été l'impulsion. Un soir, je traîne dans un champ et me mets à chanter devant une ou deux vaches, à la fin j'étais entouré d'une cinquantaine de vaches, toutes très calmes… Je me suis dit que c'était peut-être parce que je n'en mangeais pas… Le végétarisme est pour moi avant tout une quête personnelle pour accéder à une sérénité spirituelle, c'est un peu ce que j'essaie d'aborder dans ce morceau, en faisant un parallèle avec la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/geo2.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans l’insert, tu t’adresses une question (« peut-être est-il trop tard ? »). À l’heure actuelle, y as-tu trouvé une réponse ? Si oui, laquelle ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en rapport avec cette quête spirituelle musicale… Je perds la foi parfois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu affirmes que ce disque est « le disque de l’échec ». Je ne suis pas vraiment d’accord avec toi. D’une part, c’est un retour aux sources (bricolage, DIY). D’autre part, c’est ton premier disque solo, tu as enfin pu avoir un contrôle total sur la composition et l’enregistrement, le confort du temps et de la réflexion, etc. Connaissant ton optimisme forcené et ton amour du travail dictatorial bien fait, cette affirmation m’étonne donc quelque peu…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant tout, ce n’est pas mon premier essai en solo ! J'ai déjà pondu un premier disque DIY en 2000 (tu y avais participé en plus… remember ?), puis début 2006 j'ai enregistré un 6 titres sorti par Le Kit Corporation sous licence Creative Commons (&lt;a href="http://www.lekit.net"&gt;www.lekit.net&lt;/a&gt;). C'est vrai que pour ce disque j'ai bénéficié de meilleures conditions grâce à mon mini home studio… Mais cette perte de foi dont je parlais a été mon leitmotiv pendant tout l'enregistrement… Je l'ai fait un peu en imaginant que c'était mon dernier disque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D’ailleurs, quel est le feeling général des textes et les sujets abordés ? Pourquoi ne pas les avoir inclus dans l’insert ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas les moyens d'inclure 17 textes dans l'insert… Au niveau du feeling général des lyrics, beaucoup tournent autour de l'échec, bien sûr, ou du désespoir, mais en général c'est une espèce de bilan sur mes expériences passées, bref un truc assez personnel auquel s'ajoutent des textes plus légers, voire complètement décalés, comme sur The Story Of Robots ou 4 Stars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je parlais d’expérimentations et de laboratoire dans une de mes questions précédentes. Si on doit prendre ce disque comme un essai, que pouvons-nous espérer à l’avenir ? Y a-t-il une suite de prévue ? Un remake ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aura peut-être d'autres disques, j'ai d'ailleurs quelques idées pour la suite… Un truc avec des sons très organiques ou alors une espèce de BO justement… En tout cas, quelque chose de très différent. Mais je vais avant tout écrire un peu pour quelques amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ca donne quoi, tous tes autres projets musicaux ? En es-tu satisfait ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE KIT MODULAIRE, électro en tout genre, un peu en stand by en ce moment. ORANGE BROWN, un pur projet électropop… Un disque en cours d'enregistrement. Un nouveau groupe sans nom encore qui s'oriente vers un rock très noisy avec d'anciens comparses… Voilà pour mes projets ! J'avoue que j'ai hâte de promouvoir le LP d’ORANGE BROWN, mais surtout de faire du live avec ce nouveau groupe sans nom !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/geo6.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En dehors de la musique, que fais-tu dans la vie ? Parle-moi un peu de ta fierté d’être né dans le berceau de la sidérurgie mosellane.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, je suis un peu en quête de ma « légende personnelle »… Bref, je me cherche un avenir ! Sinon la musique (en général) représente 90 % de mes loisirs, alors à part quelques balades en forêt ou soirées entre amis, je passe mon temps avec un instrument dans les mains ! Le berceau sidérurgique mosellan ? Chez moi on est ouvrier de père en fils, alors c'est difficile d'échapper à sa condition et au folklore qui l'accompagne ! Mais c'est vrai que je suis assez fier d'être originaire de la Vallée de l'Orne, il y a là une tradition musicale assez forte et profonde… Tu sais de quoi je parle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C’est quoi, ton rêve du moment ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 mètres sur 4 complètement insonorisés… Mon futur studio ! Je ne suis pas si exigeant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Végétarien pour la vie ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assurément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ta playlist de DJ ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DJ ? En soirée ? AT THE DRIVE IN suivi d'un ROOTS MANUVA et La Dame De Haute Savoie de CABREL pour finir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ta vanne favorite ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi en prof de TSA…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’emo de la fin ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MINERAL… Gloria sur « The Power Of Failing »&lt;br /&gt;Merci à toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/geo4.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour écouter : &lt;a href="http://www.myspace.com/geothedoctor"&gt;www.myspace.com/geothedoctor&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-1634056129096088732?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/1634056129096088732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=1634056129096088732' title='57 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/1634056129096088732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/1634056129096088732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2007/03/interview-dr-geo.html' title='Interview - DR GEO'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>57</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-7039554184114179519</id><published>2007-02-01T10:09:00.000+01:00</published><updated>2007-02-01T13:56:21.943+01:00</updated><title type='text'>Interview - KENxPARK</title><content type='html'>Hardcore for the hardcore. KENxPARK milite pour une approche positive de NEGATIVE APPROACH. Mélodies entêtantes sur lit de rythmiques hargneuses, chant rauque et textes poignants. La forme bute, le fond s'y accorde, le tout donnant à réfléchir. Meilleur groupe Français dans le genre ? Suis pas loin de le penser... Bon, interview réalisée en 2006 après quelques jours passés en leur compagnie, leur LP est depuis peu dispo dans toutes les bonnes crèmeries punk. Get it NOW.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/504739295_l.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qui est Ken Park ? Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés ? Qu’est-ce qui fait que vous resterez Ken Park jusqu’à la mort ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; La formation définitive, à quatre, date d’octobre 2004, donc on a soufflé notre deuxième bougie il n’y a pas si longtemps. J’avais proposé à Félix, alors orphelin de groupe, de faire un groupe de HxC à l’ancienne, chose que nous avons débuté lui et moi (batterie/guitare) pendant un mois. Gunther (chant) est passé à une de nos répètes et il a tout de suite accroché. Quant à Sylvain (basse &amp; chœurs), Gunther et moi avions déjà joué avec lui, donc il nous a tout naturellement rejoints.&lt;br /&gt;Félix je le connais depuis dix ans, on s’est rencontré aux concerts punks stéphanois de l’époque. Sylvain et Gunther, je les ai rencontrés lorsqu’ils jouaient dans Twist, il y a quatre ans environ, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de partir jouer avec eux, je me souviens que lors d’une tournée on avait eu une discussion avec Gunther, genre deux ans avant KEN PARK, où l’on se disait que ça serait cool de faire un groupe de HxC 80’s. Discussion durant laquelle on jouait à sauter d’un trottoir avec des guitares invisibles… Old school quoi !!!&lt;br /&gt;Je ne pense pas qu’on restera KEN PARK jusqu’à la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi Ken Park et pas Bully ou Another Day In Paradise ? Qui sont les cinéphiles du groupe ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Nous avons fait notre premier concert en décembre 2004 à Saint-Etienne, donc entre octobre et décembre notre seul et unique but fut de trouver un nom. De plus, la date du concert approchant, il fallait vraiment trouver. Je t‘épargne la liste pharaonique des noms nazes successivement proposés… En fait si, je t’en donne juste un : X HANGOVER X… Pour les gens aussi balaises que moi en anglais, je te le traduis : X GUEULE DE BOIS X… Tu noteras les « X » qui accompagnent cette brillante suggestion faite dans un bar après une répète, mais surtout faite après l’absorption d’une certaine quantité de bière.&lt;br /&gt;C’est lors de l’ultime répétition, avant l’expiration du délai pour filer un nom à l’organisateur du concert, que Félix nous rappela la première idée : KEN PARK. Je trouvais que ça sonnait plutôt bien, même si, comme Sylvain, j’ai dû me contenter des explications des deux autres quand au contenu du film que lui et moi avons fini par voir quelques mois après. Donc c’est dans l’urgence que ce nom fut adopté, disons que c’était le moins pire. Maintenant, je trouve que c’était un bon choix et que ça sonne plutôt pas mal.&lt;br /&gt;Je ne suis pas cinéphile, loin de là. Mais je ne crache pas sur un bon Retour Vers Le Futur ni sur un bon Rocky, je suis fan. D’ailleurs le sixième doit sortir en janvier 2007, vivement… Adriennnnnnnnnnne… !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Saint-Etienne, ville rêvée pour faire du Noyau Dur Vieille École ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume : &lt;/strong&gt;Depuis quelques années, il y a de plus en plus de groupes punk imprégnés de Hardcore Oldschool. Lorsque ceux-ci sont ricains, ça parait presque normal, vu que ça vient du pays du « rêve américain » justement, mais l’Europe n’est pas en reste si tu te tournes vers les prods de Kick‘n’Punch au Danemark, par exemple, ou même ici en France avec FACE UP TO IT !, YOUSSOUF TODAY, STRONG AS TEN…, soit des groupes de Oldschool pur et dur, soit des groupes de HxC rapide bien old school.&lt;br /&gt;On revient à la base de la chose : les gens ont peut-être envie de retrouver l’engouement et l’euphorie qui ont accompagné les premières heures de ce style de musique. Mais loin de moi l’idée d’idéaliser le HxC 80’s. Quand je mate des vidéos d’époque, j’ai pas toujours envie de me retrouver devant le groupe à me faire manchonner la gueule par exemple.&lt;br /&gt;À Saint-Etienne, la tendance est plutôt tournée vers le crust. Même si la programmation est variée, le style de musique qui revient et qui motive le plus souvent les punks locaux lors des concerts, c’est plutôt ça. Lorsque tu as la chance de partir jouer ailleurs et de rencontrer des gens qui te disent « Ouais Sainté c’est une ville crust, y a plein de crusts, etc. », ben ça me fait sourire, parce que je pense qu’avec une main tu as trop de doigts pour compter les crust stéphanois…&lt;br /&gt;J’avoue que c’est agréable de prendre un peu le contre-pied en faisant ici un groupe de HxC, mais je pense pas que ce soit plus ou moins difficile de le faire ici ou ailleurs, il faut juste suivre ses envies. Alors, qu’elles te poussent à faire du crust, du hip hop, du punk, du HxC ou de la pop, fais-le… DIY !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/725187342_l.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quand j’ai découvert votre 7’ pour la première fois, je me suis dit : « Putain, enfin un groupe qui relève le piètre niveau du Hardcore en France ». Quelles ont été les réactions à sa sortie ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume : &lt;/strong&gt;Merci. Le Do It Yourself ! Ep est sorti en décembre 2005 et, quatre ou cinq mois après, il était épuisé. On l’a enregistré trois mois après notre formation ; quand j’y jette une oreille, je suis assez content du résultat, même si quand tu réécoutes un disque sur lequel tu joues tu as toujours tendance à lui trouver mille défauts.&lt;br /&gt;Et je dois bien reconnaître qu’enregistrer, je suis loin de trouver ça agréable et qu’il est, je trouve, super difficile de retranscrire l’énergie que tu peux avoir sur scène. J’apprécie d'écouter les morceaux une fois l’enregistrement, le mixage et le mastering bouclés, mais les concerts restent de loin la chose la plus motivante.&lt;br /&gt;On a bien galéré pour faire presser le Ep, les termes techniques en anglais sur les messages et le site des Tchèques, c’était que du bonheur… J’aurais peut-être du moins sauter les cours d’anglais au lycée, mais je serais beaucoup moins bon au baby-foot aujourd’hui. Il faut faire des choix dans la vie.&lt;br /&gt;Pour info : sylvain a retrouvé 20 Ep… Donc il n’est pas totalement épuisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les textes me touchent beaucoup. Cash tout en étant drôles et sérieux à la fois. Gunther, quel est ton état d’esprit au moment d’écrire sur un sujet ? Pour toi, c’est un véhicule d’émotion, un truc purement artistique (narratif) ou un appel à la révolte ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Le texte d'une chanson peut véhiculer des milliers de choses. Ça peut être de l'humour, de la tristesse, de la colère ou de la joie. Pour ma part, j'essaie de parler de la vie de tous les jours. En revanche, il est vrai que ce qui m'a plu en premier dans le punk c'était de pouvoir cracher sur tout ce que je détestais et ça imprègne encore mes textes aujourd'hui. J'ai plus souvent la rage que le sourire aux lèvres donc il faut que ça sorte. Cependant, je suis toujours partant pour essayer de faire un texte drôle ou sur des sujets qui sortent des standards punks.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Le bruit des pantoufles est parfois plus effrayant que le bruit des bottes. » Comment ça se passe à Sainté concernant la politique sécuritaire ? On cleane les quartiers, on éloigne les clodos, on gentrifie, on surveille de plus en plus ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; La politique affichée de la ville de Saint-Etienne est d'augmenter le prix des loyers. On est bel est bien dans une politique de gentrification. La particularité de Saint-Etienne est qu'il n'y a pas de centre ville bourgeois, même le collège du centre ville est classé en ZEP… Tous les quartiers populaires du centre ville sont donc directement touchés par cette politique qui cherche à virer, ou du moins à éloigner du centre, les populations dites « à risques » telles que les populations immigrées, les prolos, etc. La mairie a investi beaucoup dans des travaux de rénovation afin de redorer l'image de la ville. Ils ont également construit une cité du design afin de se tourner vers l'avenir, mais pour se faire omettent complètement le passé minier et le présent populaire de Saint-Etienne. Pour atteindre son but, la mairie a bien évidemment opté pour une politique sécuritaire : le centre ville est quasi entièrement vidéo surveillé, la police municipale est armée… Cependant, derrière les façades repeintes du centre ville, la misère reste la même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/405109276_l.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je trouve que le punk rock aujourd’hui est devenu autosuffisant (plutôt qu’autogéré) et se regarde un peu trop le nombril. C’est peut-être ça aussi le « bruit des pantoufles » : on glose pendant des heures sur ce qui est punk ou pas en oubliant consciemment de se préoccuper des véritables problèmes, ceux qui existent « en dehors de la scène ». À part mettre des baffes, y’aurait quoi à faire pour recentrer nos priorités ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Beaucoup de gens dans la scène punk sont en dehors du quotidien de la majorité de la population. On arrive à des comportements très prétentieux, parfois nombrilistes. Beaucoup de gens pensent qu'être punk est un acte militant alors que c'est faux, il y a énormément d'autres milieux qui fonctionnent de manière indépendante et DIY comme nous. On peut hypothéquer des siècles sur la révolution, je pense qu'il est utile de se battre au quotidien et de ne pas attendre le grand soir pour se la bouger. Il y a combien de punks dans les manifs de salariés ? Il est très important de défendre les acquis sociaux car nous en profitons tous. Je n'ai pas envie que la situation pourrisse encore plus. Je suis dans une optique de guerre des classes et je pense que la classe ouvrière est loin d'être en situation de force, donc il faut se battre. Personnellement, je trouve ça beaucoup plus important que ce qui préoccupe le microcosme punk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment s’exprime votre militantisme au sein et en dehors de la scène punk ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Je suis végétarien depuis six ans, ça a vraiment beaucoup d’importance pour moi, mais dans un pays comme la France ça n’est pas simple tous les jours, je vois vraiment ce choix comme un acte militant et politique.&lt;br /&gt;Je déplore depuis quelque temps un nombre malheureusement décroissant de personnes végétariennes dans mon entourage, faut croire que c’est moins à la mode dans la scène en ce moment…&lt;br /&gt;Je fais des fanzines (Full Of Shit - RIP) qui, je dois bien le reconnaître, sont quasiment et exclusivement axés sur la musique mais qui donnent la possibilité aux groupes de s’exprimer. D’ailleurs j’en prépare un nouveau pour fin 2006, Clone Zine, qui devrait faire une quarantaine de pages A4 avec historique ou interview de Kick‘n’Punch, EREVAN, Dischord, FACE UP TO IT !, NEGATIVE APPROACH, BLACK FLAG, Bavardages, CUSTOMERS et STRONG AS TEN. Il y a quelques semaines, j’ai chopé un fanzine HxC où le gars dans l’édito te dit que son zine n’est pas la projection de propagande politique de quel bord que ce soit alors que, quelques pages plus loin, tu peux lire des trucs sur les scènes de DC, Boston et New York et apprendre que AGNOSTIC FRONT jouait avec des groupes skinhead ouvertement racistes. Après, je suis pas choqué, notamment parce que ça a eu lieu, donc libre à toi d’en parler dans ton zine, mais ce qui m’arrête, c’est l’absence de commentaire critiquant cet état de fait. Je pense que lorsque tu sors une publication de ce genre avec des gens interviewés, des textes, etc., ça véhicule forcément des idées. Je pense qu’il est super important d’en être conscient et je pense aussi qu’il est primordial que ces idées soient super claires et tranchées, surtout dans un milieu comme le nôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Pour ma part, je suis adhérent CNT, j'essaie d'être présent lors des actions, je me suis investi dans la lutte contre « la loi sur l'égalité des chances », plus connue sous le nom de « lutte anti-CPE ». Sinon, je surveille parfois la rue pour éviter que les nazillons ne s'y sentent à l'aise. Être militant ça ne veut pas dire être parfait, on est souvent au milieu de plein de paradoxes, mais ce n'est pas grave, il faut aller de l'avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voyez-vous le DIY comme de la masturbation pour les jeunes en mal de rébellion ? Est-ce qu’aujourd’hui en France « DIY » rime avec « cheap » ? Vu qu’on a eu des discussions là-dessus en live, j’aimerais avoir votre avis sur papier, pis la façon dont vous fonctionnez pour organiser des concerts sur Zombri, tout ça…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Le DIY/No Profit est le seul et unique moyen qui permet au punk rock d’avoir une existence et une diffusion qui collent à 100 % aux idéaux qu’il véhicule. Les gens qui pensent faire du punk rock en étant sur une major, en vivant de leur musique, sont complètement à côté de la plaque. Tu te vois faire des morceaux anticapitalistes et gagner de la thune ? Tu te vois faire un groupe de punk rock et aller jouer pour les soldats ricains en Irak ? Tu te vois faire l’anarchiste sur scène et inciter les gens au vote ? Mais, malheureusement, le DIY passe un peu trop souvent à mon goût pour une belle utopie : parfois lorsque tu pars jouer tu mates l’affiche qui annonce le concert, tu vois un gros DO IT YOURSELF dessus, puis tu vois l’accueil qu’on te réserve, t’as un peu les boules. Avoir de belles idées, c’est facile, les mettre en pratique s’avère souvent beaucoup plus compliqué… Quand tu vois qu’en Pologne les gens qui organisent des concerts arrivent à te filer plus de thune que certaines assos pour lesquelles on a joué en France, tu en arrives à te poser certaines questions. Et quand je parle de thune, c’est bien sûr uniquement de défraiement.&lt;br /&gt;Mais je dois bien reconnaître que la plupart du temps, l’accueil et les concerts se passent bien. Et que ce milieu est plus souvent motivant que le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Beaucoup d'organisateurs abusent, ils ne sont pas obligés d'organiser des concerts. Le plus souvent, les groupes supportent à eux seuls le risque qu'il n'y ait personne à la soirée. J'ai jamais gagné un centime en jouant ou en organisant des concerts et, malheureusement, j'en ai souvent perdu. Lorsqu'on organise des concerts à Montbrison, on défraie toujours les groupes, quitte a ce que nous-mêmes nous perdions de la thune. Ailleurs, il y a peu d'endroits où ça se passe comme ça. Le plus drôle, c'est que les punks se disent militants. Commençons par assurer le minimum, pour l'instant le DIY est un concept vide accaparé par des connards incompétents qui te font la morale. Beaucoup crachent sur des groupes ou des assos qui essaient de se professionnaliser. Pourtant, dans leur mode de fonctionnement, ces gens agissent souvent de manière beaucoup plus sincère que les apôtres du DIY. Je ne compte même plus les fois où les mecs nous ont payé une misère, offert une bouffe plus qu'incorrecte et fait dormir dans des endroits dégueulasses ou même mon chien ferait la gueule… Je ne pense pas être une rock star en demandant un minimum de respect. Je dois l'admettre, ce milieu m'a déçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/1131302689_l.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Punk et foot, c’est compatible ? C’est quoi votre chant de supporter préféré ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Je te répondrais « non », je sais que c’est un sujet sur lequel on est pas d’accord dans le groupe. J’ai écrit un texte là-dessus pour mon futur zine, alors plutôt que de développer mon argumentation, je vais carrément te filer le texte.&lt;br /&gt;Allez, feu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« OPIUM DU PEUPLE »&lt;br /&gt;Ça fait quelque temps qu’une motivation incontrôlable d’écrire un texte sur le foot me taquine bien le clavier. De plus, j’ai la chance de côtoyer quelques supporters. Donc il m’arrive d’avoir des discussions à ce sujet.&lt;br /&gt;Ce qui me fait d’emblée froid dans le dos, c’est que les gens qui se revendiquent anars ou d’extrême gauche avec toutes les idées anticapitalistes, antiracistes, etc. deviennent soudain beaucoup moins radicaux lorsqu’il s’agit de foot.&lt;br /&gt;Un club de foot reste une entreprise, avec un président, des sponsors, du merchandising, des salariés, enfin, pour résumer, une bonne grosse machine capitaliste qu’apparemment il est assez légitime de supporter, sous prétexte qu’il incarne à lui seule l’histoire prolétaire de la ville dont on est originaire, laisse-moi rire. Mais, à côté de ça, on oublie pas que les multinationales restent les ennemis boycottables et boycottés de la cause.&lt;br /&gt;Après, quand dans une discussion je me tape la comparaison entre les concerts punks et un match de foot, alors là, c’est l’apothéose, je n’irais pas, poussé par mon fanatisme, insulter, voire frapper un groupe qui me déplaît ou qui ne vient pas de Sainté lorsque je vais au concert, la thune que je file à l’entrée n’est sûrement pas ma petite contribution au salaire gargantuesque des musiciens et, si un jour il me prend l’envie d’être le musicien, rien ne m’empêche d’être sur scène avec mon groupe alors que je pense que le supporter lui a beaucoup plus de mal à se retrouver sur la pelouse à courir après la baballe avec les joueurs qu’il adule tant.&lt;br /&gt;J’entends souvent aussi le fameux : « On n’est pas d’un pays, on est d’une ville ». Ok, je dis pas, mais si tu veux pousser le délire à son extrême : on n’est pas d’une ville, on est d’un quartier ; on n’est pas d’un quartier, on est d’un immeuble ; on n’est pas d’un immeuble, on est d’un appart’… En gros t’es tout seul et tous ceux qui n’ont pas ton vécu, ton histoire et les mêmes origines que toi sont tes ennemis… C’est vraiment super réjouissant.&lt;br /&gt;On me bassine aussi avec le : « Y’a des groupes supporters anti-fa, c’est super bien ». Ouais, après tu te retrouves à supporter la même équipe que des fafs, t’as un point commun avec ces raclures, une seule équipe pour toutes les idées politiques, même les plus merdiques, c’est trop bien. Je pense qu’il y a plein de gens qui bossent au Mac Do qui sont contre le racisme, c’est pas ça qui va me motiver à aller y bouffer…&lt;br /&gt;Le trip identitaire aussi, le « C’est mon club, c’est ma ville »… Ouais enfin je pense pas que tous les gars qui jouent dans un club soient tous originaires de la ville du dit-club, loin de là. J’en ai rien à foutre d’être de Sainté ou d’ailleurs, je suis loin d’en être fier, je suis né ici, je l’ai pas choisi. Je suis au RMI depuis 4 ans et je pense que ça aurait été beaucoup plus galère pour moi dans une ville beaucoup plus grande, avec des loyers beaucoup plus chers et un niveau de vie plus élevé. Donc beaucoup plus galère à Paris ou à Lyon. Cacedédie aux RMIstes des grandes villes, yo !&lt;br /&gt;De plus, que ton club gagne ou pas un match ne changera rien aux soucis de ton existence, t’auras juste le plaisir d’oublier tes soucis le jour de la victoire et, avec un peu de chance, après le match tu pourras tomber sur 3 supporters du club adverse que tu pourras les éclater à l’aide de tes 10 potes… Comme ça tu pourras te faire pécho par les keufs, tu passeras pour un hooligan, tu gagneras ainsi tes galons de dingue au sein de ton groupe de supporters favori… Que du bonheur, quoi !&lt;br /&gt;L’énergie déployée par tous ces types, je dis bien « types » parce que j’imagine que la proportion de meufs, même si je pense qu’il y en a, reste super infime, pourrait être utilisée à meilleur escient. On leur offre à la télé ou au stade une bonne petite guerre entre deux camps et ils foncent tête baissée soutenir avec haine et fierté leurs couleurs. Ben moi, ça me fait pas rêver, ça me donne plutôt la nausée… Yo !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon chant de supporter préféré, c’est un chant lyonnais anti-Stéphanois : « Emmenez-moi à Geoffroy Guichard, emmenez-moi au pays des bâtards, il me semble que la misère serait de supporter les verts… » Allez les verres, ouais !&lt;br /&gt;J’admets que, pour certaines personnes, mon acharnement à m’investir ou à triper sur le punk rock soit une chose incompréhensible. Ben moi, une des choses que je trouve incompréhensible chez les autres, c’est d’être supporter (re-yo).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Je suis fan de foot et il n’y a bien que dans la scène française qu’on te critique si t'aimes le ballon. Je pense que les punks italiens se posent même pas la question, il y a des milliards de raisons qui me poussent à aimer le foot, j'aime le jeu, le côté populaire, la tribune quand elle explose de joie ou de colère, c'est le sentiment de liesse qui est particulièrement grisant et je ne peux vivre ça nulle part ailleurs. Je peux rencontrer des gens intéressants car dans une tribune y'a des cons, mais y'a aussi des gars qui valent vraiment le coup, c'est un endroit de création de lien social. Après, j'en ai marre de me justifier sur tous les comportements de ma vie, c'est cool d'être irrationnel parfois, sinon on se ferait vraiment chier. Y'a plein d'activité de groupes que j'aime et qui ne sont pas punk ou qui ne collent pas à 100 % avec mes idéaux. Et alors ? Il faut bien s'amuser.&lt;br /&gt;Je suis aussi assez fan du chant des Lyonnais car je suis fier d'être un bâtard, donc je trouve que c'est un hommage. Sinon j'aime bien les chants qui parlent de la mine et de Sainté. L'air des Corons de Pierre Bachelet : « Nous sommes nés dans le chaudron, nos pères des mineurs de fond, nous ont donné leur passion, Sainté pour toi nous chantons. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/photo01.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi partir en tournée avec CHACHI ARCOLA et pas avec CELESTE ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Parce que Thrash (chanteur de CHACHI ARCOLA), c’est notre manager-tourneur-chauffeur, qu’il est toujours en train de se plaindre mais qu’on l’aime bien… On a fait quatre tournées, la première avec BOOTER (Angers) en Espagne, la seconde avec PAVLOV (Montceaux) en France/Allemagne/Pologne et République tchèque, la troisième avec VITAMIN X (Hollande) en France et, enfin, la dernière avec CHACHI ARCOLA également en France. C’est agréable de partir avec des gens que tu connais bien et en qui tu as confiance, mais c’est aussi bien sympa de partir avec des gens avec qui tu te découvres des affinités au fur et à mesure que les jours passent. Pour l’instant ça s’est toujours bien passé, que l’on connaisse ou non les gens avec qui l’on partait. Sauf récemment, on a fait 3 dates avec HYACINTH… Non je déconne Flo, on s’est vraiment bien marré avec vous ! La bise aux HYACINTH.&lt;br /&gt;Désolé mais, CELESTE, je suis pas sûr de savoir ce que c’est… C’est pas un groupe de Lyon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Parce que CHACHI ils sont beaux et qu’en plus ce sont des Foréziens pur jus et pas des quenelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vos projets ? Le 10’sort quand, où, comment ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Notre LP (ça devait être un 10’au départ) devrait sortir en décembre 2006 en coprod avec WeeWee + Sclérose + B.U.R.T + Perpetual Movement + Rejuvenation + Embrace. Il est au pressage, enfin ! Les morceaux du EP + ceux du LP doivent également sortir en K7 sur Dead Kids, nouveau label lyonnais. On devrait filer les morceaux du EP pour une compile CD. Il devrait y avoir : DFI, OPERATION EAT SHIT, STRONG AS TEN, TRASHINGTON DC, YOUSSOUF TODAY et donc KEN PARK. En fait, ce projet consiste à mettre des morceaux sortis sur vinyle ou pas sortis du tout sur CD. On parle encore d’un split LP avec CUSTOMERS (80’s HxC/Paris), mais pour l’instant ce n’est qu’au stade de projet. Mais si des gens ont la motive de nous filer un coup de main, qu’ils nous fassent signe.&lt;br /&gt;Une petite tournée est prévue en Italie pour fin 2006 ainsi qu’une seconde pour avril avec CUSTOMERS en France et en Allemagne. Puis PILOOPHAZ nous a proposé de faire un ou deux morceaux avec lui, ça me motive à fond, mais il faut qu’on se capte pour en reparler. On n’aura pas trop le temps de s’ennuyer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous allez préparer un truc pour faire chier le public messin lors de votre futur passage dans la ville ? Vannes à la con, provoc’ footballistique ? Au fait, vous connaissez Fouad ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Si tu portes un maillot de l'OL tu peux toujours attendre pour que je joue, hi hi hi ! J'ai dû rencontrer Fouad dans un festival antifa en Suisse, mais je le connais pas plus que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Non, mais je pourrais mettre un maillot de l’OL la prochaine fois qu’on jouera à Sainté, juste pour faire chier les autres. Qu’est ce que tu en dis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Votre vanne préférée ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Ma vanne préférée ? C’est chaud ça, comme question. Je propose plutôt une boutade : c’est quoi la différence entre un hippie et un matelas ?&lt;br /&gt;Réponse : pour sauter sur le hippie, t’as pas besoin d’enlever tes paraboots… J’suis sûr que tu la connaissais déjà…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Mes vannes préférées sont toutes celles qui peuvent être racistes, sexistes et homophobes. Ça passe toujours mal donc ça me fait rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’emo de la fin ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guillaume :&lt;/strong&gt; Merci Flo pour cette interview, j’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser. Pour plus d’infos : biscuitxpower@hotmail.com et www.myspace.com/kenXpark.&lt;br /&gt;Keep punk DIY, yo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gunther :&lt;/strong&gt; Merci pour l'interview.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/photo03.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-7039554184114179519?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/7039554184114179519/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=7039554184114179519' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/7039554184114179519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/7039554184114179519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2007/02/interview-kenxpark.html' title='Interview - KENxPARK'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-8461344320447153513</id><published>2007-01-29T09:00:00.000+01:00</published><updated>2007-01-29T15:34:49.993+01:00</updated><title type='text'>Interview - THE AUSTRASIAN GOAT</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J'ai jamais entendu une musique aussi triste et belle à la fois. Bercé de mélancolie noire, trempant dans une violence sourde, le premier effort du Bouc d'Austrasie m'a véritablement laissé sur le carreau. Synthèse parfaite entre le son et l'histoire. Car THE AUSTRASIAN GOAT est bien plus qu'un simple projet de Black Metal / Funeral Doom. C'est une invitation à plonger ses mains, par le biais de quelques ambiances magiques et maléfiques, dans la terre de nos ancêtres, à remuer les racines de notre inconscient collectif afin de se réapproprier nos origines. Ce n'est pas dans cet entretien que tu découvriras pourquoi la Lorraine est la seule région dans le monde à compter 2 édifices religieux construits par le Diable himself ou bien de quelle manière est mort le Graouli. Par contre, pour un avant-goût de fin du monde, c'est bien évidemment par ici que ça se passe...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/Dscn2793.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bonjour THE AUSTRASIAN GOAT, quel âge as-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour. Je pourrais avoir une réponse toute poétique, en mettant en avant la relativité du temps et en optant pour des référentiels occultes. Mais faisons simple : j'ai 28 révolutions solaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;28 révolutions solaires, ça fait combien en années black metal ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah pareil. À moins d'avoir un pète au casque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Étais-tu un homme avant d'être un bouc ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si mon pelage peut amener à croire le contraire, j'ai bien peur d'être humain. J'ai parfois l'esprit du bouc. C'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;À quoi se résume l'esprit du bouc ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de quelques obscurs bêlements, il est l'expression de la noirceur de l'âme, en ce qu'elle a de plus profond. En cela l'esprit du bouc est un individualisme. THE AUSTRASIAN GOAT en est la célébration, tout autant qu'un exorcisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Comment mets-tu cette célébration/exorcisme en musique ? Comment l'illustres-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela s'est imposé presque naturellement, comme une nécessité. Je voyais SHALLNOTKILL s'éteindre et je ressentais le besoin de créer. J'étais dans un état d'esprit assez trouble, j'ai eu besoin de me plonger dans ce projet afin d'en faire état et de mettre en forme la confusion et le chaos qui m'habitait. Je l'ai fait sans aucune assurance, avec pour toute ambition celle de me retrouver.&lt;br /&gt;J'ai fait les choses assez instinctivement. Cela correspond à ma vision du black metal. C'est une approche individuelle. Cela n'a rien à voir avec une certaine orthodoxie. Cela reste un disque de punk : pas de dogme. Certes, je trouvais l'idée de faire un disque de black metal amusante, mes proches également. Il m'est venu l'idée de rire des clichés que le style véhicule, aussi j'avais pensé à parler de légendes régionales, de forces occultes dont l'Austrasie a fait son pain quotidien des siècles durant. Mais finalement, tout cela n'est présent qu'en filigrane. Je n'ai finalement pas souhaité m'engager sur le chemin de la parodie. J'ai fait les choses sincèrement, et sérieusement, je crois que l'entaché d'un concept qui prête à sourire aurait décrédibilisé mon « travail » (à mes yeux, là encore, c'est un point de vue strictement personnel). Je m'amuse toujours de clichés black metal, ceux-ci sont souvent bien loin des réalités, qui elles - à y regarder - sont bien plus noires que n'importe quel album de MAYHEM. C'est mon environnement direct, mon histoire et celle du trou qui m'a vu naître qui m'a inspiré. Je hais les nationalismes, je déteste les frontières. Mais je constate depuis quelques années un attachement particulier vis-à-vis des campagnes lorraines, un intérêt grandissant pour l'histoire de ce pays. Cela peut avoir quelque chose de paradoxal si on prend les choses sur un plan primaire. L'histoire complexe de l'Austrasie, puis de la Lotharingie et de la Lorraine, est fascinante et riche d'enseignements. Cette région (qu'on ne peut réduire aux frontières régionales actuelles, puisqu'elle s'étendait jusqu'aux abords de Reims, au sud de la Belgique et à une partie des Ardennes) était convoitée par la France et l'Allemagne des siècles durant. Les invasions multiples (croates, suédoises…) en ont fait une terre métisse. Elle fut au cœur de l'essentiel des conflits majeurs de l'histoire occidentale (Guerre de 30 ans, Guerres mondiales…) et touchée par des fléaux meurtriers (70 % à 80 % de sa population furent anéantis par la peste). Cependant, toujours (ou tout du moins jusqu'à il y a peu…), l'Austrasie résista. L'Église eut particulièrement du mal à s'imposer dans ce monde païen et elle due redoubler de ruses pour y parvenir. Le duché de Lorraine n'est rattaché à la France que depuis 1766. L'histoire de la Lorraine n'est commune à celle de la France que depuis cette époque… 340 ans. C'est à peine plus que l'âge des États-Unis.&lt;br /&gt;Ce qui me passionne dans cette histoire, c'est que la Lorraine est une terre d'insoumission, qui n'a de sérénité que la façade, des siècles de cicatrices verdoyantes. C'est par là que je fais le lien avec ce qui me préoccupe quotidiennement : l'opposition à l'ordre établi. L’anarchie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/austrasian-goat-front.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tu as une approche du BM (et de la musique en général) peu orthodoxe, en cela j’aurais tendance à rapprocher ton travail (même si différent soit-il) de celui de Jeff d’Altsphere. De qui te sens-tu proche (entourage ou « admiration ») ? Est-ce que ce rapport de proximité joue ou a joué dans la conception de ton disque ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me sens pas particulièrement d'affinité avec des groupes de black metal. Ça n'est pas mon « milieu ». J'apprécie les gens qui cherchent, qui vont dans des directions nouvelles et il en est dans le black metal comme ailleurs. J'apprécie Jeff, il fait les choses sans compromis et de façon DIY, et je pense qu'il est fondamental de transférer ce mode d'action à autre chose qu'au punk. Je ne crois pas que qui que ce soit ait eu une influence directe dans la conception de ce disque. Deux éléments cependant : mon intérêt pour le doom et le black metal ces dernières années, et d'innombrables discussions avec des proches. Cette dernière proximité a joué un rôle, indirectement. Moins on accorde de crédit à ce que je peux dire, plus j'ai envie de faire. J'ai eu envie de faire un disque de punk aux sonorités doom et black metal. That's all. Je l'ai fait, ça fait du bien à l'ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Qu'en est-il de la reprise de GRIEF ? J'ai senti comme un mélange de déférence, de respect et d'ironie eu égard au choix du titre repris… Mais je me trompe peut-être…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête… Avant même que j'envisage de faire parler le bouc. GRIEF est incontestablement une référence personnelle. Ils ont sorti une chiée de disques superbes et leur démarche me cause. J'apprécie leurs textes, leur cynisme et leur lourdeur. I Hate The Human Race est un morceau que j'aime tout particulièrement, justement parce qu'il est la synthèse de tout cela. Et, en un sens, je partage le cynisme de ce texte. Je n'aime pas l'humanité, ce qu'elle fait de cette planète. Ça me rend nauséeux rien que d'y penser. Mais tu devrais le savoir, puisque tu fais les chœurs… Et puis, je n'aurais jamais fait une reprise d'un groupe de black metal. Je voulais faire une cover de GRIEF. Si ça n'avait pas été GRIEF, ça aurait été CRASS, NOOTHGRUSH ou YES. Peut-être un jour…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En parlant de YES, tu penses quoi de Trevor Rabin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'on a eu vite fait d'enterrer le bonhomme en arguant que Steve Howe était LE guitariste de YES. Mais on oublie que les tubes pop de YES lui sont dus (réécoutez Big Generator ou 90125, des monuments des 80’s). Et on lui doit aussi pas mal de choses de FRANKIE GOES TO HOLLYWOOD. En revanche, j'ose à peine évoquer les innombrables B.O. merdiques qu'il fait depuis la fin des années 90 (Armageddon, etc.) et encore moins sa coupe de cheveux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;À l’heure où l'on cause, le disque est en voie de finalisation. Parle-moi un peu de tes attentes par rapport à celui-ci. Toujours dans le flou en ce qui concerne sa sortie ? Le format, le label, la distribution ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le disque doit être masterisé dans quelques jours. Je vais faire ça avec Alex de GU GUAI XING QIU, parce que c'est un sorcier. Il vaut mieux qu'il s'en charge, je sais pas faire. Je suis vraiment impatient. Ensuite, je vais l'envoyer aux quelques potes/labels qui ont prêté attention à ce projet. Si jamais ça les branche, c'est cool, sinon, je ferai les choses avec 213 Records. Quoi qu'il en soit, ça sortira. J'envisage de le sortir en LP. Pour un premier disque, c'est hyper prétentieux, je te l'accorde. J'aime bien ces morceaux. Il ne m'arrive pas souvent d'être content de ce que je fais, alors autant me faire plaisir.&lt;br /&gt;Mes attentes ? J'ai juste envie d'avoir un LP de THE AUSTRASIAN GOAT dans mes étagères. Après, il est assez vraisemblable que j'emmagasine des cartons de LP pendant un bon moment dans ma cuisine. Mais bon, j'ai l'habitude. J'assume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Je sais que ce n'est pas encore à l'ordre du jour, mais as-tu pensé faire des concerts avec le Bouc d'Austrasie ? Est-ce du domaine du possible, selon toi ? Si oui, comment imagines-tu la chose ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne pense pas que ça soit à l'ordre du jour, ni aujourd'hui, ni demain. Je n'envisage pas THE AUSTRASIAN GOAT comme un « groupe », ou comme une formation scénique. C'est quelque chose d'intime et je ne m'imagine pas jouer ces morceaux devant des gens. Ça serait ridicule. Je serais le premier à me bidonner. D'autant qu'il faudrait que j'étudie mon maquillage et que j'investisse dans les clous. Et j'ai pas de sous à foutre là-dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Et est-ce que tu penses ce projet dans la longueur ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initialement non. C'est venu comme une envie de pisser et je pensais que ça partirait de la même façon. Mais je me suis pris à mon propre jeu et je continue à enregistrer des trucs. Il y aura un split CD-R avec un projet de Jeff, THE DEAD MUSICIAN. Je ne sais pas ce qu'il en sera au-delà. Je « jette » beaucoup de trucs également, un peu plus de la moitié de ce que je fais. Je reviens assez souvent sur mes travaux, je n'en ai jamais vraiment fini. je n'arrive pas à me dire « Ok, cette fois-ci, c'est bon, j'ai fini le mix »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Question à la con, mais tu crois pas qu'on rend un peu trop vite MySpace responsable de tous les maux de la société moderne, comme ça, on évite d'affronter les vrais problèmes ou de se poser les vraies questions ? Qu'on soit d'accord, cet outil reste pour moi un truc complètement inutile, antithétique au punk ou au black metal. J'avais au départ envie de te titiller là-dessus, étant l'heureux et récent possesseur d'une de ces pages, et puis je me suis rendu compte que c'était peut-être un peu trop facile…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à présent, je n'ai toujours pas vraiment compris ce qui a fait de MySpace « un outil indispensable pour tout artiste qui se respecte ». Je cherche encore… J'ai bien quelques pistes : la mise en forme généralisée qui offre une relative accessibilité à l'information en quelques secondes et, je crois surtout, la visibilité d'un tissu relationnel virtuel. Je crois que MySpace mériterait des études comportementales.&lt;br /&gt;Finalement, ça pourrait être un simple hébergeur, comme pour n'importe quel site. Ce qui me gênait, et me gêne encore, c'est l'uniformité de la chose et cette hypervisibilité relationnelle. Je sais qu'elle a été bénéfique à pas mal de proches qui ont pu trouver pas mal de dates ou quelques coups de mains divers et variés. J'ai ouvert une page MySpace pour faire une petite expérience : j'ai mis en ligne un morceau, une courte présentation et ai invité 12 personnes à devenir des "amiEs virtuel(LE)s". 6 sont des connaissances directes, 6 sont des gens ou groupes que j'apprécie sans qu'ils appartiennent à mes proches. En deux jours, j'avais 60 sollicitations. Une trentaine de personnes dont je n'avais absolument jamais entendu parler ! Et rien de plus, pas un mot, pas un message. Juste "add to friend". On est dans un rapport distordu. Quel intérêt à cela, pour eux comme pour moi ? MySpace est finalement à l'image de cette société basée sur le « paraître ». L'apparence, dans ce qu'elle a de pire et de meilleur à offrir. Je ne sais pas s’il est antithétique au punk ou au black metal, mais il l'est selon moi à toute forme de relations réelles. Je ne suis pas un utilisateur « heureux » de MySpace. Je suis curieux, j'aimerais comprendre ce qu'apporte ce truc. Quand ça m'emmerdera, je fermerai mon compte. Pour le moment, je trouve ça drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MySpace me fait penser à un virus dans son mode de propagation. Aujourd'hui, il ne paraît pas normal de ne pas avoir sa propre page… Enfin, bref, tu ne réponds pas à ma question de départ, hé hé. Penses-tu qu'on se laisse plus facilement aller à critiquer les rapports qu'entretient la scène punk DIY avec MySpace plutôt que certains problèmes sociaux et sociétaux beaucoup plus importants ? Je veux dire, ne trouves-tu pas qu'il y a un problème de priorités aujourd'hui chez le « punk moderne » ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a certainement un problème de priorité chez le punk americano-européen, addict à MySpace, Ebay and co. Mais à titre personnel, je ne considère en aucun cas ces gens - tout du moins ceux et celles qui ne fonctionnent que sur ce mode - comme des punk/hardcore kids. Des amateurs de musiques, des consommateurs compulsifs. Je crois que parler de MySpace et revenir sans arrêt sur les rapports qu'entretiennent les gens par ce média n'est pas fondamental. C'est du divertissement. C'est symptomatique d'une nouvelle ère de communication, mais pas fondamental. Je pense qu'il est bien plus important de s'attacher à ses fondements. Quand un virus se développe, c'est qu'il y a carence immunitaire. Il y a une volonté croissante de contrôle de l'image. Pourquoi ? Déficit de l'estime de soi ? Je crois que dans un monde surpeuplé, il n'est pas facile de tirer son épingle du jeu, et les NTIC sont un refuge pour l'ego. &lt;br /&gt;Tout cela me semble bien loin de problèmes autrement plus importants : les politiques ultra-sécuritaires au service de l’ultra-libéralisme assassin, la consommation énergétique démentielle et irresponsable, les politiques migratoires inhumaines, le logement, et j'en passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/split-with-jeff.jpg" border="0" alt="Photobucket - Video and Image Hosting"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hormis THE AUSTRASIAN GOAT, tu tripotes également des machines dans DOGMICIDE. Je voulais savoir si tu adoptais la même approche pour ces deux projets. Qu'est-ce qui les différencie, au final ? (Je connais déjà la réponse, mais bon.)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DOGMICIDE est une appellation qui caractérise tout ce qu'on peut faire en binôme, soit Xtelle (qui jouait dans SHALLNOTKILL et qui a fait quelques trucs électro toute seule sous le pseudo XTL) et moi. Il n'y a aucune ligne directrice. C'est simplement l'association musicale de deux personnes. On a fait des choses allant du harsh noise électronique à des choses plus organiques (duo basse/batterie). C'est un espace de liberté, d'expérimentation que l'on s'octroie à deux.&lt;br /&gt;THE AUSTRASIAN GOAT est très différent de DOGMICIDE dans ma façon d'aborder les choses par deux aspects principaux : c'est un projet plus introspectif et imagé, et je n'ai à faire aucun consensus (j'ai à en faire avec XTL au sein de DOGMICIDE, puisqu'on est deux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Qu'as-tu souhaité exprimer avec le texte de Black Is Not A Colour ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black Is Not A Colour est un titre qui fédère tout un ensemble d’idées. C’est une sorte d’énumération, une sombre évocation de mes sentiments. Le noir n’est pas une couleur. C’est une profondeur achromatique presque ineffable. C’est fascinant, tout comme les multiples symboliques qui lui sont associées. Ici, il est clairement question de réaffirmer des convictions politiques de part ce drapeau noir dont il est question et d’évoquer ma conception du black metal, du doom. Je ne les dissocie pas du punk et en c’est pourquoi je me fous de savoir ce qui est “true“ ou non. Je méprise les chapelles de toutes sortes. Ce texte s’inspire beaucoup de textes sombres de groupes punk comme SHIKABANE, CROW (j’y fais une référence explicite à la fin : le corbeau fait partie de l’univers punk, le bouc est du domaine du satanisme), DIALLO, ARTIMUS PYLE… Pour moi, leurs textes sont bien plus sombres, romantiques (au sens littéral du terme, pas dans un sens romanesque) et chaotiques que n’importe quel texte de BURZUM ou EMPEROR. Leurs textes ne se noient pas dans le mythe, et tout en conservant une saveur occulte, restent emprunt d’un profond réalisme, ce qui les rend d’autant plus violents et efficaces. J’ai essayé de donner un caractère relativement explicite à mes textes, ce qui les distingue beaucoup de ce que j’avais l’habitude d’écrire jusque-là. Ça conserve tout de même un caractère elliptique.&lt;br /&gt;(Avant ça, j'aimerais revenir sur la question précédente et compléter un point : l'expression « Partout où la queue du diable frappe, c'est l'enfer qui surgit » est une vieille expression lorraine.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tout comme ces deux lignes que je trouve magnifiques : "We are not trees, we have no roots" dans la chanson suivante… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci. C'est inspiré d'un article que j'ai lu il y a peu sur le paganisme, écrit dans la revue du syndicat Sud Éducation il me semble (lecture de chiotte). Je m'intéresse au paganisme, je trouve le rapport de cette « spiritualité » à la nature particulièrement intéressant et beau, mais je vomis ses éventuelles inclinaisons nationalistes, racistes. Je les trouve abjectes. Certains concepts spirituels tendent à l'absurde.&lt;br /&gt;On prétend souvent que l'homme a besoin de « repères », d'une « identité »; étant entendu par là nationalité, attachement à une histoire nationale, régionale, à un « patrimoine »… Cela ne me semble pas être essentiel à l'identité justement. J'entends par là que - quand bien même nous pouvons éprouver un attachement pour une terre et sa culture - notre identité se forme dans notre rapport aux autres. Notre histoire se forme sur celle de nos aïeux, mais nous en portons la responsabilité. Cette responsabilité n'est pas tant celle de l'héritage, elle me semble plutôt être celle de notre propre existence, de notre devenir. Bien au-delà de ces aspects « spirituels » (ou « spiritueux », ça dépend de l’heure), je ne crois pas en la sédentarité de l’homme, je ne crois pas en la patrie comme valeur unificatrice, je ne crois pas au concept d’« État-nation ». La quête de racines, quelles qu’elles soient, est souvent due à un déficit d’ordre affectif, émotionnel. Ça n’a rien de naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Connais-tu le film anglais The Wicker Man avec Christopher Lee ? C'est l'une des bandes les plus intéressantes qu'il m'ait été donné de voir sur le paganisme. Au-delà de l'approche clairement fantastique et fantasmatique, ce film nous offre une réflexion intéressante sur la perduration des rites anciens dans notre société et la perception qu'en a la foi chrétienne dominante… Bon, en dehors de cette référence, te sens-tu inspiré par le médium cinématographique pour composer la musique de THE AUSTRASIAN GOAT ? Au risque de me répéter, on se retrouve effectivement face à un disque de black metal atypique qui a plus à voir avec une bande originale de film qu'à un album de WATAIN…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je n'ai pas vu ce film (mais j'imagine que mon ami Buddy Satan va me permettre de le visionner !). J'aime assez le cinéma, mais ma culture en ce domaine est plus que limitée. Je crois que tout ce qui est vecteur d'émotion m'influence, de façon consciente ou non. En ce qui concerne le cinéma précisément, je ne crois pas y avoir cherché un quelconque modèle esthétique. Si je devais associer ma musique à des images, j'emprunterai d'avantage celles de Murnau ou des surréalistes que du cinéma contemporain. La fiction n'est pas quelque chose que j'aime particulièrement. La réalité et le mythe (qui lui se fonde souvent sur une réalité plus ou moins tangible) ont mes faveurs. Pour moi, l'horreur est ici. Ce sont les milliers de victimes de catastrophes au Pakistan que l'Occident oublie. Cette horreur-là vaut bien plus que n'importe quel ouvrage de Lovecraft, bien plus tous les disques de black metal de la terre.&lt;br /&gt;Pour en revenir au fond de ta question, je m'intéresse surtout à ce qui perdure justement du paganisme à notre époque. Il est très intéressant de noter qu'en Lorraine (qui fût un des berceaux du celtisme, bien avant la Bretagne) perdurent bon nombre de traces de ce passé. L'Église, qui a travers les siècles n'a pas toujours réussi à faire oublier certaines croyances, à faire disparaître certains monuments, les a fait sien, les a christianisés. On trouve énormément, par exemple, de monolithes dans les campagnes. Souvent, les Chrétiens y ont gravé des croix, ou bien apposé une vierge. D'autre fois, l'Église a créé de toutes pièces des saints fictifs et des histoires merveilleuses qui ne sont que des réécritures de la tradition orale païenne. C'est assez significatif. Les puissants évêchés de Lorraine ont eu beaucoup de mal à trouver un écho, que ce soit auprès des ducs de Lorraine ou des populations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ta playlist de DJ ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui ça serait :&lt;br /&gt;DISRUPT - Unrest LP&lt;br /&gt;CATHETER - s/t LP&lt;br /&gt;ALTERCADO - Radio Rebellion LP&lt;br /&gt;LEVIATHAN - Howl Mockery At The Cross LP&lt;br /&gt;MEREL - s/t LP&lt;br /&gt;THE GREY - Asleep At The Wheel LP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si je faisais le DJ à cet instant, je passerais :&lt;br /&gt;Electric Chair de APES, PIGS AND SPACEMEN, Waiting Room de FUGAZI, I Want Out de BLACK SS, Boring Girl de PISSED JEANS, Atomic Punk de VAN HALEN, Run Idiot Run de TRAPDOOR FUCKING EXIT, Here Comes The War de NEW MODEL ARMY, In The Flat Field de BAUHAUS, Sabbath Bloody Sabbath par BLACK SABBATH et plein de trucs inécoutables et surtout pas dansables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ta blague préférée ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;HYACINTH.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’emo de la fin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;HYACINTH.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-8461344320447153513?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/8461344320447153513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=8461344320447153513' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/8461344320447153513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/8461344320447153513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2007/01/interview-austrasian-goat.html' title='Interview - THE AUSTRASIAN GOAT'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-115944183561586669</id><published>2006-09-28T13:10:00.000+02:00</published><updated>2006-09-28T13:10:35.616+02:00</updated><title type='text'>MyVirus</title><content type='html'>Je suis actuellement en train de travailler à l’élaboration d’un virus capable de se transmettre d’une page MySpace à l’autre. On peut dire que j’aurai sué sang, eau et neurones afin de parvenir au dosage parfait. Des heures à cogiter, remuer des formules mathématiques et informatiques dans un sens puis dans l’autre, analyser ces cas de conscience qui m’auront souvent barré la route. Car la question s’est effectivement posée à moi plus d’une fois : quel intérêt ? Fort heureusement, plus j’avais l’impression de toucher au but, plus cette interrogation obsessionnelle se retrouvait balayée d’un revers de la main, avec plus de facilité et de cynisme à chaque nouvelle avancée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, à l’aube de cette découverte d’une importance scientifique sans précédent, quelques incertitudes subsistent. Qu’adviendra-t-il de mon bébé, une fois la première page contaminée ? Ces effets, tant désirés dans un moment de folie primaire et d’exaspération hagarde, seront-ils à la hauteur de mes espérances ? Assisterai-je avec délectation aux splits successifs de chaque groupe ayant eu un jour l’heureuse idée de profiter de ces quelques mégas d’espace virtuel généreusement offerts par mon cher ami Rupert Murdoch, tel un Domino Day implacable à l’échelle planétaire ? Qu’en sera-t-il de ces quelques 90 millions d’utilisateurs et d’utilisatrices ? Emeute généralisée ? Suicide collectif ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les probabilités doivent être étudiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après ? Bien sûr, une fois mon entreprise arrivée à terme et couronnée de succès, je m’engage à combler le déficit d’ego qu’une perte de cette ampleur aura provoquée. Des cellules de soutien seront mises en place dans chaque contrée disposant d’un modem WIFI ou d’un cybercafé. Des psychologues seront spécialement formés à cet effet, relançant de fait l’engouement pour cette filière universitaire délaissée depuis quelques temps déjà par nos compagnons étudiants au profit de la voie sociologique. De grands rassemblements seront organisés afin de recréer un contexte propice à la restructuration du tissu social et culturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun détail ne doit être laissé à la merci du hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’heure actuelle, je n’ai pas encore fait état des tenants et aboutissants de ce projet tout aussi pharaonique que mégalomaniaque. Un élan d’excitation et de joie mêlées m’y aura toutefois poussé à ce moment très précis où je m’apprête à publier ces quelques lignes sur mon blog, seulement parcouru, il est vrai, par une poignée de lecteurs inconscients et lectrices courageuses. Car mon œuvre, aussi démesurée soit-elle, mérite une visibilité, même confidentielle. Profondément gravée dans le HTML.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Histoire sera donc mon seul et unique juge. Si j’échoue, je m’engage à ouvrir un compte sur MySpace et à t’ajouter à mes amiEs que je ne connais pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-115944183561586669?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/115944183561586669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=115944183561586669' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115944183561586669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115944183561586669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2006/09/myvirus.html' title='MyVirus'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-115944178652764313</id><published>2006-09-28T13:09:00.000+02:00</published><updated>2006-09-28T13:09:46.533+02:00</updated><title type='text'>Nerve Damage</title><content type='html'>2h30 du matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle vient juste de quitter mon appartement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son odeur flotte encore dans l’air, se mêlant aux effluves de tabac et de la pluie mouillant le pavé. L’averse s’est arrêtée. Dehors, le calme règne, comme si la ville souhaitait respecter, en observant un silence apaisant, son départ. J’ai envie de me griller une dernière cigarette, mais le désir de me laisser enivrer par son parfum est bien trop grand. Je m’abstiendrai, pour une fois. Je prends une profonde respiration avant de me lever en direction de mon lit. Je m’écroule de tout mon poids sur le matelas, comme si je venais d’être frappé par la foudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque part, c’est un peu ce qu’il s’est produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais toujours hésité à croire aux coïncidences. Dans cet orgueil qui me caractérise si bien, j’avais souvent eu tendance à penser qu’en tant qu’être vivant doué de conscience et de libre-arbitre, avec dix doigts (dont deux pouces) et un cœur, j’avais été capable d’influer sur le cours de mon existence. Ce que j’avais désiré du plus profond de mon âme ne m’était jamais tombé du ciel, tout cuit dans le bec. Il avait fallu forcer le destin, le faire plier à son bon vouloir. Montrer qu’on n’était pas du genre à se laisser porter par les évènements. Au contraire, être en prise directe avec la réalité. Alors oui, ça avait très bien fonctionné dans certains cas. Artistiquement parlant, si j’en étais arrivé là où j’étais aujourd’hui, c’était bien parce que j’y avais mis plus que du mien. J’étais parvenu à modeler une vie à mon image. Sculptée dans ses moindres détails. Tout ce que j’avais compté de volonté et de motivation dans la bataille. Pas le fruit du hasard, définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Salut… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours l’air con quand je dis « Salut ». Surtout quand je suis impressionné. Là, je l’avais été plus que de raison. 5 minutes plus tôt, je finissais de siroter ma bière sur la terrasse d’un café quelconque, un sac de disques à mes pieds, fraîchement glanés parmi les bacs de mon pote Médé. Il faisait beau, juste assez d’air pour respirer. On sentait l’été, palpable, approcher à grande vitesse, dans le souffle discret du vent. J’étais tranquille, j’étais peinard… La suite de la chanson, tu la connais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Salut… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’accompagne cette parole hésitante d’un geste de la main. Tout aussi hésitant, d’ailleurs. C’est limite si je ne tremble pas. J’espère que je suis le seul à me rendre compte de cet état dans lequel je saute allègrement, les deux pieds joints. C’est si bon de se sentir déstabilisé. L’adrénaline qui fait des loopings à 360 à l’heure dans tes veines. Le cœur battant tellement fort qu’il pourrait exploser à n’importe quel moment dans un fracas de chair et de sang mêlés. Le cerveau en ébullition, incapable de fonctionner correctement. Les cordes vocales qui jouent de la scie musicale, la voix chevrotante dans le plus parfait des aigus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Salut… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde, je rêve ou elle vient de me répondre ? Merde, merde, c’est moi qu’elle regarde ? Merde, merde, merde, c’est bien moi qu’elle regarde et je suis en train de rougir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, ça c’était moi le jour où je l’ai rencontré pour la première fois. Enfin, pour être tout à fait honnête, je mens un peu sur les bords. Ce n’était pas la première fois que je croisais son regard envoûtant. On s’était déjà fait face un soir dans un bar. Je devais être juste derrière elle, à l’entrée du comptoir, attendant mon tour d’être servi. Elle s’est retournée, je me suis écarté pour la laisser passer. Et ce fut tout. Ah si. « Wow », fut le premier mot qui me vint à l’esprit. « C’est qui cette fille ? », la première phrase intelligible. « Laisse tomber », le premier signe de renoncement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, c’est bien de pouvoir mener des projets à termes, avec toute la rage et la détermination dont je peux humainement faire preuve. Malheureusement, il n’en allait vraiment pas de même concernant ma vie amoureuse. J’avais été seul la plupart de ce temps passé sur Terre. Je n’avais, et n’avais eu, peur de rien, sauf de l’amour. Dans un moment de faiblesse, je m’étais parfois laissé aller à ces choses que l’on nommait plus communément « sentiments envers une personne du sexe opposé », voire même « sentiments envers une personne du même sexe »… Au creux de la vague, je buvais souvent la tasse. Mais je ne me noyais jamais totalement et je remontais vaille que vaille à la surface pour, au final, sortir fièrement la tête hors de l’eau… Je suis cynique, ça m’aide à me protéger. En fait, la vérité est que j’avais toujours eu peur de m’investir dans une relation. Très tôt, je m’étais senti incapable d’assumer un tel engagement envers un autre être vivant (que moi-même). Et puis, même si mon cœur avait déjà battu pour des filles et des garçons, cela n’avait jamais été assez fort à mon goût. J’avais eu peur. Très peur. J’avais eu besoin d’un sentiment encore plus puissant pour surmonter cette angoisse. J’avais eu besoin d’aimer. Intensément et entièrement. Infiniment et sincèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce que je créais était, de fait, imprégné de cette absence cruelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’étais découvert très tôt une passion pour l’écriture. Vers l’âge de 7 ans. J’avais accompagné mes parents à l’anniversaire d’un de leurs amis. Pendant que les adultes avaient passé leur soirée dans le salon à discuter tout en buvant ce qui leur tombait sous la main, j’étais resté prostré dans la cuisine, en compagnie du chien de la maison, la télévision allumée pour occuper mes pensées. Inutile de préciser que je m’emmerdais à mourir. Motivé par l’ennui et ce sentiment de solitude prégnant, peut-être propre à chaque enfant unique, je me suis mis à écrire. Rien de particulier, juste ce qui me passait par la tête. Sous forme de poèmes. Sujets divers et variés. La vie, la mort, l’amitié. Un poème pour ce chien silencieux qui restait couché dans un coin de la pièce. Un autre sur l’école. À la fin de la soirée, j’en eus pas loin d’une dizaine, éparpillés sur toute la longueur du plan de travail. J’éprouvai alors pour la première fois un sentiment de fierté. C’était autre chose que de créer un cendrier en terre cuite pour la fête des mères ou dessiner une connerie en couleurs pour célébrer les fêtes de fin d’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis plus arrêté depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, j’ai pondu les quelques lignes qui suivent, un soir où je déprimais gentiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« 21h30. Il fait nuit. Le soleil est déjà planqué depuis 4 bonnes heures. Quelque part. Là où l’air est plus respirable. C’est drôle comme on aime souvent à se dire qu’on préférerait être partout ailleurs sauf ici. Tendre à se rassurer sur l’état monotone de sa vie. Que tout pourrait être si différent sous d’autres cieux. Alors qu’en fait il y a ces éternelles invariables, ces cas de figures communs à tout un chacun. Ces gros détails qui font qu’une fois ailleurs, tu te rends soudainement compte que, maintenant comme avant, rien n’a véritablement changé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tu as le cœur brisé, peu importe de se retrouver dans le froid glacial d’une ville de l’Est de la France ou à Hawaï. La tristesse reste la même. Toujours présente au plus profond de toi. Certaines situations font que tu l’oublies parfois. Mais partout où tu as beau vouloir te cacher, il y a toujours un moment, un infime moment, une seule petite seconde pendant laquelle tu te rappelles brusquement à quel point tu te sens seul. Ce n’est pas qu’un sentiment. Tu es bel et bien seul. Prisonnier de tes pensées. Les paupières tellement endolories par le froid qu’il t’empêche d’ouvrir les yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense pas mal à tout ça quand je bas le pavé de ma bonne vieille ville. Qu’il soit tard ou pas. Quand je me retrouve seul, écoutant le couinement de mes semelles trop neuves sur le sol humide. Ce bruit énervant, tournant à l’obsession. Comme un cœur qui bat trop vite. Je marche en baissant la tête. Je réfléchis. Je réfléchis trop. Digicode. Monte les marches deux à deux. Jamais trop pressé de rentrer. 4 étages. Et puis la porte de mon appartement. Je sors la clef de ma poche. Cette seconde. Cet infime moment. J’hésite à activer le mécanisme. Mais la curiosité prend toujours le dessus. Une fois le verrou mis, je me retrouve dans le noir. Il n’y a pas un bruit dans le hall. Tout est calme et froid. Encore une seconde d’hésitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tous les soirs, il n’y a personne sur le canapé, assis les jambes en tailleur, une bière à la main, en train de regarder un film d’horreur. Comme tous les soirs, il n’y a personne qui squatte le bureau en bois, la tête plongée dans un truc vital à écrire. Comme tous les soirs, il n’y a personne pour foutre le bordel dans mes vinyles, cherchant coûte que coûte la perle rare, la chanson qui parfois peut changer le destin d’une vie. Comme tous les soirs, il n’y a pas âme qui vive entre ces murs. Comme tous les soirs, les assiettes sales s’empilent sur la table de la cuisine, les casseroles pleines d’eau usée débordent de mon évier tristement blanc. Comme tous les soirs, les canettes vides côtoient ces bouquins que je ne finirai peut-être jamais de lire. Comme tous les soirs, un disque tourne dans le vide parce que j’ai oublié d’éteindre la platine. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était il y a seulement quelques mois de ça. C’est drôle comme la vie aime à te jouer des tours. C’est vrai, et je le répète, j’ai toujours hésité à croire aux coïncidences du destin. Chimère. Espoir factice. Opium du peuple. Pourtant, aujourd’hui même, par je ne sais quel miracle cosmique, le destin a, pour une fois, fait acte de présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis peut-être toujours seul dans mon appartement, mais je ne le suis plus dans mon immeuble…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-115944178652764313?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/115944178652764313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=115944178652764313' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115944178652764313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115944178652764313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2006/09/nerve-damage.html' title='Nerve Damage'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-115944173939097963</id><published>2006-09-28T13:08:00.000+02:00</published><updated>2006-09-28T13:08:59.393+02:00</updated><title type='text'>The Great Escape</title><content type='html'>J’ai trouvé un nouveau boulot seulement dix minutes après avoir démissionné. Un coup de chance. Je dis ça parce que c’est un travail qui me plaît bien. Archiviste. Le genre de métier un peu nébuleux. Tu te demandes bien à quoi je dois bien passer mes journées. Bah, je bouffe du papier. Des kilomètres de papier. Je fais des recherches pour des historiens. Je reconstitue des carrières pour des dossiers de retraite. Je communique des documents importants aux différents services des entreprises dont les archives sont sous ma responsabilité. Ah oui, c’est important de préciser que ce nouveau boulot s’inscrit dans un univers que je connais bien : la sidérurgie. J’ai beau vouloir m’éloigner de mes racines ouvrières, j’y reviens forcément. Mes parents, mes grands-parents, mes arrières grands-parents, tous se sont faits dévorer par les bouches de feu. Je n’y échappe pas. Mais ça me plaît. C’est peut-être le premier job qui ne me donne pas envie de me tirer une balle dans la tête au bout de deux semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une période d’essai, un mois d’intérim et je signai un CDD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis vite habitué à traîner mes vieilles Converses entre les immenses armoires de rangement métalliques. Des monstres de 4 mètres de haut. 180 pièces réparties dans 3 zones différentes. Chacune pouvant contenir 192 mètres d’archives. Ce qui nous fait un total, à la louche, de 35 kilomètres d’espace de stockage. En vrai, c’est impressionnant. Par contre, je pensais pas m’habituer à mon nouveau rythme de vie. Je bossais à mi-temps au CE de Mittal Steel et ça m’allait très bien. J’avais le temps de faire vraiment tout ce qui me passait par la tête. Bosser le minimum pour pouvoir vivre au maximum. En théorie oui, mais dans les faits ça ne se passait pas vraiment comme ça. Les déprimes successives ne m’encourageaient pas vraiment à profiter de mon temps libre. Je ne l’employais que rarement de manière constructive. De ce fait, j’appréhendais le passage au plein-temps. J’imaginais déjà la souffrance de passer le tiers de ma journée au travail, le poids de la fatigue dans chacune de mes paupières au bout d’une semaine, le sentiment aussi effroyable qu’indicible de passer à côté de ma vie… Devenir un zombie, ou pire (parce que devenir un zombie est un de mes fantasmes depuis La Nuit des morts-vivants), un mec normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sorti dès le premier soir. Sans passer par chez moi au préalable. J’étais crevé mais j’avais pas envie de glander sur mon canapé comme une loque. J’ai appelé Delf, on s’est donné rencard au Tunnel. On a pris l’apéro. Happy hour. Vers 20 heures, j’étais déjà pété. Et j’ai continué. Romain est passé, on a bougé vers un autre bar. Jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Je fêtais rien en particulier. Surtout pas ce nouveau boulot. Il me plaisait, mais de là à chanter ses louanges… Je fêtais rien, j’avais juste envie d’oublier que j’entamais une nouvelle phase de ma vie d’ado qui refusait de grandir. Pas envie de me retrouver, à bientôt 26 ans, avec une vie bien réglée, bien établie, bien propre et bien chiante. Le premier soir a conditionné tous les autres. À l’heure où j’écris ces lignes, presque 6 mois plus tard, je crois pas avoir passé plus de 10 soirées seul dans mon appartement, au calme, avec le besoin de souffler et de me reposer. J’ai enchaîné des semaines et des week-ends complets de sorties, de beuveries, d’apéros et de concerts. Au final, quand j’y pense, avec un peu de recul, je me dis que c’est du pareil au même. J’ai peur de tomber dans une routine, de quelque nature qu’elle soit, alors je fais « autre chose ». Mais cet « autre chose » finit par devenir elle aussi routinière. Je n’évite pas ce que je redoutais le plus. J’y fonce, tête baissée. Néanmoins, malgré ces questions que je me pose à longueur de temps, j’apprécie ces moments passés à discuter avec mes amiEs autour d’une bière, dans ces lieux, les bars, prompts à développer une vie sociale devenue morne par la force du travail salarié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai annoncé la nouvelle à presque tout le monde. Y’a une fille qui vient d’emménager dans mon immeuble. Je ne connais que son prénom. Les premières paroles échangées, quand j’y repense, furent bien stupides… « Tu verras, les voisins sont tous des cons… Depuis que j’habite l’immeuble, j’arrête pas d’avoir des galères, des infiltrations dans les murs, des problèmes d’insonorisation… C’est tranquille ici mais j’espère que t’auras pas autant de soucis que moi… » Bravo mec, quelle belle entrée en matière ! Sur le moment, je crois que je lui ai fait peur. Elle a dû se dire : « T’as raison, les voisins sont tous des cons, toi le premier ! ». M’enfin, je poursuis dans ma logique implacable du « je sais pas quoi dire, alors je dis n’importe quoi, quitte à passer pour un abruti ». Hey, ça fait beaucoup de guillemets pour si peu de lignes… (voilà, ça le fait aussi quand je ne sais plus quoi écrire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle habite au deuxième étage. Je m’arrête devant sa porte à chaque fois que je monte vers ma grotte. Bon, je bloque pas dix minutes comme un vieux pervers. Une seconde suffit. Une seconde où je laisse ces milliers de pensées me traverser l’esprit. Je me demande si elle est là. Ce qu’elle fait. J’espère secrètement la croiser dans l’escalier. Mais ça arrive rarement. J’espère secrètement la croiser au Tunnel ou à l’Elixir. Mais ça arrive rarement aussi. Et, si ça se trouve, elle a même peut-être oublié que j’existais, deux étages plus haut. Ça me donne envie de soupirer. Je soupire. Pffffff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le printemps. Ca fait 8 mois que je suis célibataire, je commence à trouver le temps long. Pas que je ressente le besoin de me caser direct avec la première fille venue. Non. Je me dis plutôt que le papillonnage me sied bien, mais qu’il met surtout du temps à arriver… Alors je sais pas si c’est effectivement la saison qui veut ça, toutes ces légendes liées aux plantes qui bourgeonnent, aux rongeurs qui copulent… Mais merde, j’ai envie de contact ! J’ai besoin d’être attiré et de me sentir attiré en retour, ça devient urgent là ! Une parole, une caresse, un baiser, je m’en fous, n’importe quoi, tant que ça met mon corps en émoi. Et l’inattendu se produit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mois de mars et avril constituèrent une période faste à marquer d’une pierre blanche dans cette timeline chaotique de loser que je me traînai comme une casserole et qu’on appelai plus communément « vie sentimentale » (tu me le dis si je me répète trop souvent). 60 jours de surprises, de rencontres, de jeux, de cache-cache visuel, de discussions alcoolisées et passionnantes… Je ne compte plus les relations potentiellement consommables, mais non consommées (indeed). Des filles avec qui j’avais noué contact dans le monde merveilleux des Bisounours (Internet), et que je rencontrais pour la (presque) première fois. Quelques heures à discuter longuement, puis un baiser aussi court que passionné. Une fille avec qui je sentais ce courant électrique passer dans tout mon corps à chaque fois qu’on se prenait dans les bras l’un de l’autre. Des embrassades tout aussi fougueuses que désintéressées sexuellement, simplement motivées par la curiosité du « t’as quel goût, toi ? ». Et sans même aller jusque là… De longs regards échangés, d’une extrémité du comptoir à l’autre. Des sourires qui en disent longs, mais qui n’iront pas au-delà de ce qu’ils suggèrent pourtant. Parce qu’il ne faut pas. Parce qu’on a trop bu et qu’on ne veut pas répéter les mêmes conneries encore et encore ou heurter les sentiments de l’autre. Parce que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c’était trop ! L’indolence a bon dos. Je peux lui faire porter le chapeau de ce que je veux, il n’empêche qu’il faudra que j’assume un jour ou l’autre la véritable nature de mes sentiments et de mes aspirations. Au bout de ces 2 mois d’une frivolité extrême (ça peut paraître exagéré de dire ça, mais pour qui me connaît c’est on ne peut plus vrai), je me suis senti vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces sorties nocturnes ont eu du bon aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai fini par la croiser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-115944173939097963?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/115944173939097963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=115944173939097963' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115944173939097963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115944173939097963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2006/09/great-escape.html' title='The Great Escape'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-115944167191624591</id><published>2006-09-28T12:53:00.000+02:00</published><updated>2007-02-01T16:21:07.426+01:00</updated><title type='text'>Interview - JEFF ALTSPHERE</title><content type='html'>Jeff est un type bien. J’ai eu envie de lui poser quelques questions. Depuis le temps qu’il squatte les pages de Cliché, Burn Out et maintenant de ce blog, je lui devais bien ça. &lt;a href="http://www.altsphere-prod.fr.st/"&gt;http://www.altsphere-prod.fr.st/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu te souviens de notre première rencontre ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens, comme si c'était hier, d'une rencontre avec un certain Charles que je m'amusais à narguer (et souvent plus) sur des forums comme le sale jeune que j'étais. Molicore 2002. Mes débuts dans &lt;a href="http://www.scenesouvertes.fr.st/"&gt;http://www.scenesouvertes.fr.st/&lt;/a&gt;, mes débuts de brebis galeuse à incendier tous les groupes que je voyais, mes débuts dans l'exposition de ma médiocrité musicale et de ma fausse prétention. Je m'étais pointé avec Fred (ex-UPCOMING SPLIT) et les fameux Toni et Rolf de SLAIN. Ces deux derniers avaient reconnu Charles et voulaient en découdre. J'ai réussi à me faufiler pour lui serrer la main en disant « Salut, je suis der Kaiser der Narren ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ouep, j'ai encore en tête cette poignée de main. Pour être honnête, à ce moment là j'ai pensé « Putain c'est qui cette baltringue ? »... Et puis c'est à cette même époque que tu as commencé à correspondre avec Manu de MUCKRACKERS, je crois. Je me souviens d'un truc qu'il m'avait dit à propos de toi : « Vous verrez les mecs, dans 2/3 ans il viendra vous donner des leçons... C'est un type bien ». C’est dans ces mêmes eaux que tu as sorti le premier disque de DER KAISER DER NARREN, si je ne m'abuse. Est-ce que c'était ton premier coup d'essai discographique ou y'a eu d'autres prémisses ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, tout à fait. J'avais vu MUCKRACKERS pour la 1e fois au Bosment 2001. Et pis comme j'étais à fond dans tous les trucs indus/electro métal à ce moment là, j'ai cherché à le contacter et j'ai récupéré les 3 premières démos. Manu avait dit ça ? Notre relation a bien changé depuis 2 ans, alors qu'on était à deux doigts de monter un truc ensemble et que je devais aussi faire un essai aux machines pour MUCKRACKERS, il m'a séché en disant « Tant que t'écoutes du BURZUM, on ne fera jamais rien ensemble ». On échange encore quelques disques mais c'est tout. Donc pour en revenir à 2002, ouais je venais de sortir le premier skeud de DKDN « Besser », en fait y'avait la démo « Der Kaiser Der Narren » qui était sortie plus tôt et on avait tout réenregistré et rajouté des titres de plus. On, c'était Toni et moi, avec un appui de Fred au clavier pour la reprise pourrie de NIN. C'était ma première démo métallique. J'avais longtemps cherché un groupe, et un jour je suis parti en mission dans la chambre de mon frangin, j'ai branché la boîte à rythmes, la gratte, le synthé pis j'ai appelé Toni. On a tout improvisé à l'arrache en une aprem. Mais en fait j'avais déjà sorti d'autres trucs, je crois que peu de gens le savent. Quand j’avais 15 ans, j'écoutais tout ce qui me passait entre les mains et un pote m'a prêté du NTM et du IAM. Tout de suite accroché aux texte (pas tous, hein !) de NTM, ils avaient quelque chose à dire à l'époque. C'est d'ailleurs à ce moment que j’ai commencé à m'intéresser à toutes ces histoires politico sociales, politique de vie,... Bref, un jour ce pote me parlait de monter un groupe de hip hop. En approfondissant le truc, j'ai eu carte blanche pour lui faire des instrus. Voilà, en fait je voulais simplement bidouillé du son sur mon vieux pc de l'époque. On a dû faire 3 démos, ça s'appelait INVAZION SUSPEKTE. Mais au bout de quelques mois, il ne supportait plus mes instrus bizarroïdes et pas assez « classiques » pour du hip hop. Depuis je n'ai plus de contact avec lui, je devrais peut-être lui écrire pour récupérer les skeuds et te les faire tourner, ça pourrait être drôle de réécouter ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D'où vient le nom et le concept de DER KAISER DER NARREN ? Comment as-tu fait évoluer cela d'un projet solo à un véritable groupe de death/trash métal ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je le disais, à cette époque j'étais à fond dans les trucs indus/métal et j'écoutais notamment RAMMSTEIN. Je ne voulais pas écrire en français à ce moment là, va savoir pourquoi... Donc je chope un nom en allemand, l'Empereur Des Fous. Je me cachais derrière cette folie pour m'exprimer, jouer le prétentieux méprisant (comme tout bon empereur) et faire chier le monde. A la base il n'y avait aucun concept, Toni écrivait les paroles en anglais, moi en allemand, pis voilà on parlait de thème métal à la con, Satan, la guerre, les empereurs, etc... J'ai fait tourner « Besser » par échange, vente ou juste pour faire écouter ce que je faisais (y'a eu une trentaine de copies). Je cherchais des zikos depuis toujours, mais je ne trouvais personne. Puis à un concert de STRONG AS TEN au Squat Bar (Metz), j'ai rencontré Joe (guitare). Je ne voulais pas faire de projet solo à l'époque (j'étais trop mauvais pour toucher une guitare) donc ça a été facile, de rencontre en rencontre, de monter un groupe avec des gens cools et de toujours continuer malgré tous les changements de line-up. Dès que Joe est arrivé le style a changé naturellement. Puis, avec les influences des gens qui passaient dans le groupe, ça changeait toujours un peu. C'est seulement en 2004 qu'on a enfin pu prétendre faire une soupe qui sonnait death/thrash. Toujours au moment où Joe s'est pointé, j'ai commencé à écrire, en français et anglais, sur l'actualité et d'autres sujets qui me tenaient à coeur, tout en cherchant une solution pour ne pas me faire bouffer par ce monde pourri... D'où des introspections comme « Indifférence » ou « Ce que je suis ». Le concept est venu bien plus tard, début 2004. Une façon de lier quelques anciens morceaux avec des nouveaux dans lesquels les paroles étaient toujours plus agressives. Un concept qui suivait l'esprit du nom, des histoires de folie, ça aide à dissimuler des thèmes comme l'oppression des médias, le malaise en société... Des messages codés, en gros.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Est-ce que tu peux expliquer les raisons qui ont amené au split du groupe ? J'ai l'impression que cet évènement coïncide avec une certaine radicalisation au niveau de ta démarche...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ce n'est pas tout à fait à cause de ma démarche. En fait, Guillaume (batterie) et Joe en avaient marre de jouer ensemble. Le premier voulait jouer plus au feeling et des trucs thrash, et le second voulait que tout soit comme sur une partoche, que ça blaste et que ça bourre. En gros, le batteur devait partir après la 1e édition du festival « Les Enfants du Bosment » et notre dizaine de concerts prévus jusque là. Mais bon, entre les flics et la justice, Guillaume a dû aller en zonzon une semaine avant qu'on joue avec FURYA. Et c'est seulement là que ma radicalisation a fait que je ne voulais pas continuer DKDN sans Guillaume et que je ne voulais pas faire quelque chose d'autre avec Joe et Gaby (basse)... Pas assez DIY et engagés à mon goût... Sans parler de politique de vie ou quoi, rien que sur la démarche musicale je sentais que ça n'allait pas, ils voulaient « se faire un nom » et étaient trop attachés à des codes musicaux à la con. J'ai longtemps réfléchi à ce split, une aventure qui a été ma vie pendant près de 4 ans. Choix difficile mais inévitable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Justement, fonctionner de manière DIY, notamment en ce qui concerne ton label, est-ce quelque chose que tu as découvert par le biais du punk rock ou bien cela s'est imposé par soi-même, comme une évidence ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah, un peu des deux. D'abord (et sans appeler ça DIY), je me suis toujours démerdé seul à sortir mes démos, trouver des dates, bref bouger mon cul parce que j'ai horreur d'attendre sur quelqu'un, je suis trop pressé, impatient et impulsif pour ça et de toute façon DKDN n'aurait jamais vu le jour si j'avais attendu. Ensuite, j'ai découvert l'esprit DIY via la scène punk/HxC actuelle, le net m'a permis de découvrir pas mal de trucs, et notamment Burn Out. Bien entendu, je connaissais quelques distros de black mais ce n'était pas DIY, juste de la distro (avec des prix merdiques). C'est surtout avec le DIY et le non profit que j'ai trouvé l'alternative qui me correspondait le mieux. Avec SHALL NOT KILL, y'a aussi 213 Records qui s'est monté, et une distro avec de tels prix, pas loin de chez moi, m'a permis d'acheter des skeuds de groupes que je ne connaissais pas, d'élargir ma culture punk/HxC, et donc de découvrir encore de nouveaux aspects du DIY. Ca m'a permis de voir ce qui se faisait, de mettre une étiquette là-dessus (même si c'est secondaire, faut appeler un chat un chat) mais c'est clair que ça s'est imposé naturellement. Je ne me vois pas procéder autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Altsphere a un peu le cul entre plusieurs chaises musicales, ce qui est loin d'être un mal. Quels échos reçois-tu de la part des différents milieux dans lesquels tu évolues, que ce soit rapport à la nature de tes sorties et toujours à propos de la démarche radicalement indépendante que tu as adoptée ? Je veux dire, "pas assez punk pour la scène punk rock", "trop DIY pour la scène métal", etc.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, y'a très peu d'échos, et comme toute distro (à mon avis), c'est un gouffre, ça bouffe du fric et du temps. Mais bon, après tout, c'est ça une passion. T'as bien décrit la chose. A part quelques échanges avec des distros, les gens restent cloisonnés dans leur scène. Les punks sont toujours effrayés quand tu distribues du black métal (qui a la réputation d'être une zik de fachos). Si ces gens prenaient le temps d'écouter, de lire les paroles, ils verraient que y'a pas de NSBM dans ma liste. D'un autre côté, la scène métal comporte quelques distros ouvertes, en général sur les musiques plus électroniques, industrielles et ambient. Sinon, il y a de rares personnes qui s'en foutent. Hirax/Hrom, label tchèque, distribue du punk et du métal, il y a deux noms différents pour séparer les prods mais au final ce sont les même gens qui gèrent ça. Il y a aussi Kurgan et Luna de chez D.U.K.E. qui peuvent distribuer du EXPLOITED comme du TEMPLE OF BAAL. Ils s'en foutent que ce soit engagé dans un extrême ou l'autre, ce sont de gros nihilistes qui pensent uniquement sex, drugs &amp; rock'n’roll. Rien à foutre du reste. D'ailleurs, dans la scène métal, c'est une des rares distros à avoir apprécié EMMOS. Ils comparent ça aux STOOGES.&lt;br /&gt;Mais il est vrai que la majorité des distros black métal ont déjà du mal à distribuer du death, du heavy et encore pire de l'indus. Alors je ne te parle même pas de distribuer du punk/HxC ! D'ailleurs, sur les forums à la con, on me surnomme le « Bérurier Noir du black métal ». Fait chier, ils auraient pu mettre autre chose que les BERUS quand même... Sinon, il y a aussi la scène électro/indus et dérivés qui me paraît bien hermétique. A part les netlabels et quelques gars sympas, cette scène n'est pas très « démos et distros ». Une sorte d'élitisme, faut toujours de beaux cd pressés et de jolis flys cartonnés. Bien sûr je généralise, suffit de regarder les side projects de SHIZUKA, he hé. Enfin voilà, c'est dur d'être au milieu de tout ça et d'aimer écouter et distribuer des trucs différents... Bon, pas si différent que ça : le fanzinat, la distribution, les démos avec cover photocopiées... Tu retrouves tout ça dans le punk ou le black. De toute façon, j'ai pris l'habitude de toujours tout faire de travers et de ne pas suivre les codes musicaux traditionnels, alors si je ne suis que le vilain petit canard des distros, j'en ai rien à foutre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu te moques de ce que les gens pensent de toi, c'est pour ça que t'as décidé de produire autant de disques différents sous des noms tout aussi différents ? L'envie de dérouter pour faire chier ou remettre les choses en perspective, détourner les attentes de l'auditeur (comme avec Oxis.Moron) ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, c'est logique pour moi. J'aime plusieurs genres, donc je sors ce qui me plaît. Tu prends le truc à l'envers. Ce n'est pas parce que je me moque de ce que les gens pensent que je sors différents trucs, mais plutôt parce que je sors des trucs qui me plaisent que je me moque de leur avis. De même, je ne sors pas des trucs pour faire chier le monde ou pour dérouter l'auditeur, mais simplement parce que j'ai envie d'enregistrer ça. Je ne me soucie pas des échos, si ils sont bons tant mieux, sinon rien à foutre. Oxis.Moron est un peu particulier. En fait, j'en avais marre que les gens pensent que « l'ambient ce sont des morceaux longs et progressifs ». J'en avais marre de composer des trucs longs, j'étais plus inspiré pour faire de courtes pistes. Après écoute, j'ai écrit le texte sur la cover à propos des codes parce que ça collait bien mais ce n'était pas le but premier. Pour tous mes projets, l'idée première est de faire ce que j'ai envie à une période donnée. Tout être est en constante évolution, pour ça que tout ce que je sors est si varié et changeant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ok, mon assertion était peut-être un peu maladroite, mais je suis pas sûr que ce soit aussi simple que "j'ai envie de faire ça à un moment donné, alors je le fais". Analyse à la con peut-être mais pour moi, cette profusion de disques et de styles musicaux abordés représente l'évolution la plus significative et intéressante de ton concept de départ, DER KAISER DER NARREN...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ha ouais ? Il existerait alors un lien inconscient entre tout ça ? Pourtant, l'indus de JeFF est à mille bornes des ziks d'EMMOS ou de DEAD MUSICIAN... Le seul petit lien que je peux voir c'est que, étant donné que DKDN ne comportait plus de partie de synthé comme sur la première démo, j'ai fait le projet JeFF en poussant au plus profond le bidouillage électro/indus et consorts... Mais sinon, il n'y a rien qui suive le concept de DKDN, ou alors c'est loin d'être voulu et, à vrai dire, je ne le vois même pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;En, fait, je voulais plutôt souligner par là ton rapport quasi schizophrénique à la musique. C'est comme si, avec le temps, tu étais parvenu à réaliser le concept de DKDN (je parle de sa philosophie, pas de sa musique) en multipliant les disques, donc les personnalités... de ce fait amplifiant un peu plus la folie du personnage... Car après tout, c'est toi qui reste derrière cette multitude d'appellations...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow... J'y avais jamais pensé... Là je suis tout à fait d'accord. En même temps, si avec Kaiser j'ai choisi de partir sur le thème de la folie, ça n'était pas anodin... Sinon, je ne parlerai pas de plusieurs personnalités mais plutôt de facettes. Ca c'est naturel, ça vient comme ça. Donc forcément, ça représente toujours une partie de moi, comme je l'ai déjà dit, à une période donnée. J'ai besoin de ça pour (sur)vivre, je ne peux pas passer une journée sans composer, jouer, enregistrer ou tout simplement écouter un disque. IMPOSSIBLE ! Je sépare un peu les styles sous divers projets pour que l'auditeur s'y retrouve un minimum, imagine le foutoir si tout était sorti sous le nom de JeFF... Chaque disque d'un même projet a déjà moult facettes, alors si en plus j'avais mélangé tous les projets... Laisse tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D’ailleurs, y a-t-il un projet que tu affectionnes plus qu'un autre ? Pourquoi ? Quel regard portes-tu sur la qualité d'ensemble de tes prods ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forcément, j'affectionnais DKDN. Le seul « vrai » groupe que j'ai eu, celui avec lequel j'ai donné des concerts et qui a occupé 4 ans de ma vie. Sinon, il n'y a pas de préférence, je fais des trucs différents et complémentaires donc je ne peux pas comparer. J'aime tout ce que je fais sinon je ne le ferais pas. Tant que le mix me plaît et que la pochette a un sens pour moi, ça me suffit. Niveau qualité, je suis satisfait au moment où ça sort, après c'est sûr que comme j'évolue avec le temps, les vieux trucs ne me bottent plus autant qu'au jour de leur sortie. Ca rappelle encore l'idée de période donnée et d'instantané.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A ton avis, se réfugier dans la musique (ou dans l'écriture également, en ce qui te concerne), c'est une façon de se positionner hors du monde qui t'entoure ou un premier pas vers l'affrontement ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question très intéressante ! Les deux, en ce qui me concerne. Si la zik ne servait qu'à s'évader, je n'écrirais pas ce genre de texte. C'est peut-être contradictoire, mais m'enfermer dans mon « home-studio » (c'est un grand mot), ça me permet de me couper du monde c'est sûr, mais dès que je sors un morceau de là, c'est une nouvelle grenade prête à exploser à la gueule du système !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je reviendrai sur le sujet un peu plus tard. J'aimerais à présent savoir comment t'es venue l'envie de faire un zine.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pas « eu l'idée » de faire un zine. Ca s'est imposé. Période de merde, 4 mois renfermé sur moi-même, caché dans mon appart, j'avais besoin d'écrire pour avoir un semblant de communication dans mon quotidien. Après, pour sortir ça sous forme de zine, j'ai été inspiré par ton « Cliché ». Même quand ça semble aller mieux, j'ai besoin d'écrire. C'est devenu une habitude, et y'a tellement de choses que j'ai besoin de gueuler de manière moins subtile que dans une zik, au moins ça sera plus lu que mes lyrics et ça me permet d'extérioriser ma colère d'une manière différente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu penses que le titre du zine conditionne ta manière d'écrire ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, c'est l'inverse. Comme j'écris souvent sous la colère, j'écris avec un style direct et brut. C'est de là que vient le nom, tout simplement. Et c'est là où je te disais que c'est complémentaire avec la zik, parce que j'ai plus de mal à écrire ainsi pour des paroles, c'est souvent en anglais et avec des tournures un poil moins agressives, et c'est le chant qui apporte le côté rageur. Avec le zine, ce ne sont que des lettres sur du papier, donc ma manière d'écrire contient tout et se suffit à elle-même. Après, y'a les interprétations et la manière de lire du lecteur, mais je pense que ça ressort comme je l'écris à la base. Brut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Y'a justement un leitmotiv lancinant qui revient régulièrement dans tes écrits. Le dégoût de ce monde dans lequel tu vis, teinté d'une ironie lucide quand à ta place dans cet immense mécanisme social et humain. Je sais qu'à un moment donné tu te sentais mal à l'aise par rapport à ça, au point de vouloir arrêter d'écrire par exemple. Jusqu'à quel point ce sentiment de « ne pas être à ta place » peut-il t'affecter ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien plus que du simple dégoût. Je me sens comme étranglé, étouffé par tout ça. Ce rejet m'oppresse ou peut-être même que je me crée cette oppression parce que je suis mal à l'aise, j'en sais rien. C'est un truc indescriptible. J'ai beau faire plein de zik, continuer à aller à la fac, avoir ma petite vie avec Morgane, je ne prends pas goût à ce monde. Je ne sais même plus si c'est la société moderne qui me dérange ou alors si c'est juste vivre. Je crois que même en vivant en ermite au fin fond d'une forêt, y'aurait toujours certains trucs qui viendraient te faire chier. Ca se résume par des pensées, à première vue futiles, que tu peux avoir en étant dans un bus, dans la rue, à un repas de famille. D'habitude, on dit que les proches te permettent de te ressourcer mais même en famille je ne suis pas à ma place,quand je vois comment mon frangin et ma soeur tournent et les discours qu'ils ont, la niaiserie de leur quotidien soumis à l'économie libérale... Enfin bref, c'est qu'un détail parmi tant d'autres. Tout ça est plus ou moins équilibré grâce à tous les exutoires que je me crée, mais qui sait jusqu'où ça m'affectera... Je suis très suicidaire au fond de moi mais j'essaie de me contenir en trouvant des excuses à la con du genre « J'ai pas fini mon oeuvre musicale alors faut pas que je crève ». De toute façon, l'acte en lui-même est peut-être trop dur à réaliser (en tout cas pour le moment ; j'ai trop de choses qui me raccrochent à cette vie), mais on en parle assez souvent avec Morgane, on a le choix de ne pas se laisser vieillir et devenir des vieux cons qui ne peuvent rien faire de leurs journées à part espionner leurs voisins et faire chier... En gros, je vis quand même, comme je peux, j'arrive à passer des moments heureux mais c'est toujours présent en moi. De toute façon, comme a dit Cioran, « C'est trop tard je suis déjà né, c'est ça le mal ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Si je suis bien ce que dit Cioran, je peux en déduire qu'au final, le pire étant arrivé à notre naissance, nous n'avons de ce fait rien à perdre, alors autant se jeter à corps perdu dans la bataille. Du simple plaisir d'écouter un disque, jusqu'à la révolte et l'activisme sociopolitique qui peut en découler, où te situerais-tu ? Es-tu satisfait de ton investissement personnel dans les causes qui te sont chères ? Te sens-tu parfois résigné, et surtout qu'est-ce qui te redonne la motivation nécessaire pour continuer à te battre ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me situe entre l'écoute d'un disque et l'activisme, je pense. Il y a des personnes bien plus engagées que moi. Peut-être aussi que je manque de temps et de courage pour aller monter un squat ou faire ce genre de trucs. Je suis satisfait de ce que je fais bien sûr, même si je me demande si c'est toujours utile et visible. La pire chose est de te bouger le cul à fond et de voir que personne ne réagit, que rien ne change. Si j'étais un activiste courageux, j'irais poser des bombes devant les banques et les institutions, les maillons de l'économie, etc. Mais j'imagine déjà comment ça serait tourné aux yeux de la population. Pourtant, dans ce monde, il faut poser des bombes pour être écouté. C'est dans ma colère et mon dégoût que je puise la force de continuer. Je suis dans un état second lorsque je suis sur les nerfs et que je ne supporte plus rien, là je fonce tête baissée au front. Parfois, y'a les moments où tu veux tout arrêter, j'ai failli lâcher la distro, le zine et tout ça y'a pas si longtemps, et grâce à des rencontres et des discussions j'ai repris du poil de la bête. A trop rester enfermé dans un cercle, à trop en faire trop vite, tu finis par te dire que ça ne sert à rien. Mais j'ai la chance (je prends ça comme une chance, oui) d'être impulsif et d'avoir une telle rage qui me botte le cul quand je commence à m'ensevelir dans un défaitisme à la con. C'est encore un sujet sur lequel je réfléchis en ce moment, l'utilité de faire des actions quotidiennes uniquement vues par une minorité plus ou moins déjà dans le même bain. La majorité ne se soucie pas de ce que tu fais et ne sais même pas qu'il existe des alternatives. Tu vois, mon discours est toujours plein de contradictions, je continue à lutter pour des gens (que je pense) déjà standardisés et qui aiment cette putain de vie. Je n'arrive pas à rester là, les bras croisés, en attendant que l'oppresseur m'étrangle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Peux-tu me parler de No Music Business Here ? C'est un thème qui revient souvent dernièrement, aussi bien dans ta démarche musicale (cf. encore une fois Oxis.Moron) que dans tes écrits (Brut #7).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le ras-le-bol du moment. Ce n'est même pas contre les ziks médiatisées, qui sont à la base des musiques pour faire du fric, mais bien contre le punk et le black métal. Ces deux genres (parmi d'autres) ont pris une tournure pourrie ces dernières années. Ca veut vendre, alors ça tape dans le cliché. Fini le punk engagé, fini le black métal malsain, crade et destiné à une minorité, des groupes sortent des skeuds à la zik facile, aux idées inexistantes pour vendre ça à la masse. Je ne citerai personne, mais y'a une chiée de groupes de punk qui ne savent pas ce que signifie être engagé, tout comme il existe une scène black métal qui fait au final de la pop saturé avec quelques cris. Ce qui est encore pire, ce sont les groupes qui ont retourné leur veste avec le temps. Heureusement, à côté de ça, il reste des mecs qui font ce qui leur plait sans se soucier de vendre ou non et qui ne chope pas la grosse tête. Je peux citer l'exemple extrême de Lhükkmer'thz (ZARACH BAAL THARAGH, STIGMA DIABOLICUM et divers side projects) qui fait du black depuis 1983. Partout dans le monde les gens lui vouent un culte, et pourtant il continue à faire sa soupe sur 4 pistes K7 et s'en fout, il ne réalise même pas combien sa musique si crade et crue est monstrueuse. Il reste lui-même. Il est aussi le parfait exemple du black métalleux ouvert, il écoute plein de trucs des 70's et même si des labels le sortent en CD ou en LP, il continue à dire que ça reste des démos. Ce mec m'a redonné goût à la musique alors qu'à la fin de Brut #6 je disais que j'en avais marre. C'est le genre de rencontre qui t'influence forcément. De là, je me suis dit que j'allais faire quelques disques pour essayer de titiller tous ces connards qui ont fait des musiques alternatives de la merde à vendre. J'espère qu'ils entendront mes cris, ça m'évitera d'aller une fois de plus les insulter sur un forum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu t'es déjà imaginé vivre de ta musique ? Si oui, ça ressemblait à quoi (ta vie, ta zik) ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'attendais un peu à ta question :-). Si ça arrive un jour,c'est sûr que ça sera le temps des compromis, mais dans le bon sens. Ma musique de changera en rien, je devrais m'assurer que les mecs qui sortent ça ne vendent pas ma zik très chère et surtout que ça sortira jamais à la FNAC et compagnie. Pas envie de retrouver un de mes skeuds à 20€ le premier mois et ensuite en cheapos (enfin pseudo cheapos) à 9€. Ma vie changera, je serai plus obligé d'aller à la fac assurer la planque chaque année et me faire chier à rester le cul assis toute la journée à écouter des vannes de geek dont je n'ai que faire. Là aussi, je ne me sens pas à ma place, tous les mecs sont à fond dedans, c'est leur passion, ils vivent dans leur monde informatique où tout va bien tant qu'ils ont les yeux rivés sur un PC, mais là je n'ai rien à dire, chacun sa passion, c'est pas la mienne. Bref, ma vie changerait pour ça, sinon je ne vois pas. C'est sûr que ça serait l'extase, mais comme ça ne sera jamais le cas, je continuerais à m'auto produire comme je l'ai toujours fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ok, mais si c'était le cas, aurais-tu forcé le destin ? Pour moi il y a une différence entre le vouloir et le subir. Pour ma part je refuse les deux, mais j'aimerais avoir ton point de vue là-dessus, désolé si j'insiste).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis pas du genre à croire qu'il y a des Norns qui tissent la toile de ton destin, je laisse ça aux Vikings. Je n'ai pas forcé le destin, c'est pas mon but, ça sera bien, voilà tout, mais comme tu peux le voir, je pense que ça n'arrivera jamais. Si j'avais voulu forcer le destin, je ferais de la zik bien plus abordable pour l'auditeur. Sinon, je ne subis pas non plus puisque je ne vis pas dans l'attente d'une opportunité. Ca reste du domaine de l'imagination. Ca n'arrivera jamais et si un truc du genre arrive, je sais déjà qu'il y aura tellement de contraintes de profit, de distribution et tout ça que je refuserai la proposition... Alors inutile de tergiverser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Qu'en est-il de Punishment Park ? Pourrais-tu me décrire ce que t'as ressenti quand t'as vu ce film ? Pourquoi avoir décidé de faire un disque autour de ça ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah la merde ! Ce putain de film m'a foutu en rogne ! Je l'ai vu pour la première fois très récemment. C'est le genre de films qui te pousserait à aller poser des bombes dans un élan de folie libertaire ! Un disque s'imposait, histoire que des gens se demandent ce que c'est et le visionnent. D'ailleurs, en ce moment je suis à la recherche de « La Bombe » du même réalisateur. Je suis friand de ce genre de films mais est-ce que ça fait réagir la masse ? Et même s'ils réagissent, est-ce qu'ils vont pour autant se bouger le cul pour faire quelque chose ? Punishment Park n’est qu'un exemple, mais au final tous les gouvernements abusent toujours de leur pouvoir miteux, et je ne te parle même pas de l'abus des autorités armées. D'ailleurs, un CRS que je connais m'a sorti « Les ordres pour les contrôles d'identité, c'est d’abord les maghrébins et les cheveux longs ». Si ça c'est pas une manière de standardiser la population... Tu veux pas que les flics te fassent chier, coupe toi les cheveux, mets un costard et va bosser... Bref y'en a plein des exemples dans le cadre quotidien. Sert à rien d'en dire plus, ça me fout sur les nerfs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;T’as des copains CRS toi ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ex-gratteux des UPCOMING SPLIT en fait. Donc voilà, bon ça clashe toujours quand on discute politique, vie sociale. Voilà, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Comment es-tu venu au végétarisme ? Comment est perçu ce mode de vie autour de toi (parents, amiEs) ? Il me semble que tu as adapté les paroles du Meat Is Murder des SMITHS à un morceau de ton propre cru...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas compliqué, en fait j'y pensais depuis longtemps mais je ne connaissais pas le tofu et tout ça donc j'ai mis du temps à me lancer. J'ai toujours eu 7,8 chats chez mes parents et je ne voyais pas pourquoi on devait manger des animaux sous prétexte qu'ils ne sont pas domestiqués dans notre pays. Donc, en partant de là, manger un chat ou une vache c'est identique pour moi. Voilà le point de départ. Après, j'ai pris du temps pour y réfléchir encore (en ayant notamment des discussions avec toi ou Dan) et me renseigner sur les alternatives et les autres points positifs du végétarisme. Mes ami(e)s acceptent bien le truc en disant que chacun a son idéal, etc., mais bon je me tape toujours les blagues débiles du genre « Toi t'as pas besoin d'assiette, y'a du gazon dehors »... Le pire, c'est pendant les repas de famille, mes parents s'en foutent mais les frangin(e)s sont reloues avec ça. Enfin, c'est juste histoire d'avoir une raison de plus de se détester.&lt;br /&gt;En effet, j'ai décidé de mettre les paroles de « Meat Is Murder » sur un morceau de black de THE DEAD MUSICIAN. J'avais envie de chanter des trucs du genre, mais difficile d'écrire sur un sujet qui revient souvent dans le punk/HxC, et je ne voulais pas réécrire des paroles qui ressembleraient trop à d'autres, donc je me suis dit « Autant prendre celle des SMITHS ». D'ailleurs, cette zik est associée à une compo (texte et zik) perso sur le même thème pour un futur EP de THE DEAD MUSICIAN. Comme je n'ai pas les moyens de sortir un 7" avant un moment, j'ai cherché des labels intéressés, mais là encore dans la scène black métal le sujet ne plaît guère et dans la scène punk la zik ne passe pas. Tant pis, ça sortira un jour, peut-être en CD-R si je suis trop pressé, sinon quand j'aurais mis un peu de thunes de côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu vas l’envoyer à Morrissey ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y avais pas pensé, je vais essayer de faire ça, ça pourrait être fun en effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Peux-tu me parler de ton label ? Quelles satisfactions en retires-tu ? Quelles sont les difficultés les plus notables que tu dois affronter ? Quand tu penses au réseau DIY mondial, ça te fait quoi de te dire que tu en fais activement partie ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire sur Altsphere ? J'en suis à plus de 30 prods, 1 compile pressée (« Sombre Fracture ») et que du CD-R. Je sors uniquement mes projets et les groupes qui me plaisent. Mes satisfactions se résument surtout par la découverte de groupes énormissimes via des échanges avec d'autres distros, et pis comme je m'auto produis il n'y a aucun délai, aucune contrainte, pour ça que tout s'enchaîne si vite. Les difficultés, bah c'est le fric, qu'on le veuille ou non. La poste me ruine, et je n'ai pas les moyens de sortir ce que je voudrais, notamment du vinyle. Mais bon, je fais avec, ça s'améliorera avec le temps je pense... J'espère... Il n'y a pas des masses de gens qui osent acheter dans les distros, surtout des trucs qui leur sont inconnus. Pour ça qu'en essayant de mettre toujours les prix les plus bas que je puisse faire, j'essaie de forcer la main à une paire de personnes. Mais bon, souvent on me sort que le prix est synonyme de qualité, ça me fait chier. Sinon, je ne pense pas souvent au réseau DIY mondial. Je pense que c'est un truc trop énorme de toute façon. Le net m'a permis de contacter plein de gens mais pas autant que j'aimerais. J'apporte ma pierre à l'édifice, c'est une passion, je ne compte pas le temps que j'investis là-dedans. Ca ne me fait rien de savoir que j'en fait partie, y'a que les posers qui ont besoin d'appartenir à quelque chose pour se sentir exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu te vois où dans 30 ans ? Quel regard porteras-tu sur tout ce que tu auras accompli, musicalement, politiquement, créativement parlant ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, je ne me vois pas dans 30 ans. J'ai déjà du mal à me voir dans 1 an... Je n'arrive pas à m'imaginer ce que je penserais. Si je vis jusque là, j'espère que ça ne sera pas fini, que l'évolution aura continué niveau zik, politique... Mais là, je ne peux t'en dire plus, je ne vis pas dans l'optique de m'arrêter un jour de faire ça, et je ne songe pas du tout à la notion « d'accompli » ou « d'acquis », je me remets toujours tout en question pour évoluer. Donc j'en sais rien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une petite playlist music / bouquins / films qui t'ont botté dernièrement.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, en ce moment sur la platine c'est THARGOS « Black Metal Punkz » 7’, SODOM 2xLP, les 2 LPs de BARONESS, le dernier SHALL NOT KILL CD, HELLOWEEN « Keeper Of The Seven Keys Part 3 » 2xLP, les dernières démos de ZBT et STIGMA DIABOLICUM, HAWKWIND « In Search In Space » CD et le « Quark Strangeness &amp;amp; Charm » LP, pis en prévision les nouveaux AMON AMARTH et MAIDEN... Niveau bouquins, en ce moment c'est « Bouddhisme : culture, histoires... », et niveau films qui tuent, Stay, Punishment Park, un énième visionnage de Brain Dead, ainsi que la trilogie Coréenne Sympathy For Mr Vengance, Old Boy et Lady Vengeance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ta blague favorite ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, en deux mots, c'est deux saucisses (végétariennes ou non) dans un micro-onde, la première dit « Hou la la il fait chaud ici » et la seconde répond « Haaaannn une saucisse qui parle »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'emo de la fin ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier DAÏTRO ou le dernier GANTZ ?! Bah forcément, merci à toi pour toutes les discussions qu'on a eu, les chroniques, les textes, ton soutien qui compte beaucoup et bien sûr cette interview (qui je l'espère n'intéressera personne, histoire que tu connaisses un crash financier dans la vente de ton zine hé hé). Sinon, bah le marché est très prometteur, alors je vais m'inscrire à la Star Ac' l'année prochaine, paraît que cette année y'a un ex-chanteur de death métal et du groupe de metalcore Inhatred qui y est allé. Donc ça pourrait le faire pour moi. Eh ouais, c'est fini LAURENT BOYAU (ndlr : ah, quel bon groupe…), maintenant c'est TF1 gui gère la boîte à musique. Sinon, pour être un peu moins comique, y'a la première démo de mon projet avec Morgane qui sort, de l'anarcho-doom, ha ha. A bientôt doody. bizzz, merci pour tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-115944167191624591?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/115944167191624591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=115944167191624591' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115944167191624591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115944167191624591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2006/09/interview-jeff-altsphere.html' title='Interview - JEFF ALTSPHERE'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-115704442156837399</id><published>2006-08-31T19:07:00.001+02:00</published><updated>2006-08-31T19:13:41.576+02:00</updated><title type='text'>A Journey Into Female Music Part 1</title><content type='html'>En parallèle de mes chroniques habituelles, je posterai chaque mois mes impressions sur quelques disques de chanteuses ou de groupes avec des filles dedans qui m'auront plu, des trucs découverts ou redécouverts au fil de mes pérégrinations chez mon disquaire préféré. Voilà, c'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurie Anderson, Big Science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Rodrigo, mon amant Chilien, qui me parla de Laurie pour la première fois. Apparemment, son père était raide dingue de cette femme et lui avait transmis le virus. Curieux, je télécharge un ou deux titres. Mouais, sans plus. 6 mois plus tard, je tombe sur un de ses albums dans un bac à cheapos chez Médéric. Big Science. Un disque qui ne ressemble à aucun autre, transcription studio d’un concert de plus de 8 heures qu’elle avait donné à New York au début des années 80. De l’anti-musique par excellence, expérimentale et viscérale par essence. Je crois pas avoir entendu un truc pareil en plus de 20 ans d’écoute. Laurie ne chante pas. Elle parle. Des spoken words déclamés sur un lit de clous, trame sonore à la fois minimaliste, répétitive, absurde et épique. Une version cynique et androïde de Lydia Lunch. Description d’un monde qui répond aux abonnés absents. Ces textes et cette musique m’évoquent deux films en particulier : Hardware de Richard Stanley (c’est prégnant dans les sons utilisés, du farfisa trafiqué jusqu’aux synthés glaciaux) et Kairo de Kyoshi Kurosawa (cette scène effroyable où les protagonistes voient un avion s’écraser). Bref, un disque à écouter seul chez soi dans un accès de misanthropie, quand t’as envie que tout le monde crève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cathy Davey, Something Ilk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La curiosité a toujours du bon. Sans cette qualité, je me serais retrouvé orphelin d’un bon disque de plus. Cathy Davey est Irlandaise, blonde comme les blés, chétive et craquante. Elle a la voix d’une adolescente de 15 ans, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de la chanteuse d’Honey Is Cool (pop suédoise parfaite, j’en parlerai une prochaine fois). Son premier album est sorti en 2004 et c’est une bombe à retardement. En effet, son Something Ilk a longtemps traîné dans mes bacs sans que j’y prête attention. Trop de trucs à écouter. Et puis un jour j’y jette une oreille. Puis deux. Puis sa galette tourne en boucle sur ma platine. C’est toujours comme ça. Le genre de disque insignifiant au premier abord, mais qui se révèle vite, aussi bien par sa simplicité désarmante que par son évidence géniale, tout bonnement indispensable. Pop des beaux jours, musique du soleil, des tubes à la pelle. Anglaise par définition (elle doit beaucoup aimer Echobelly et les Boo Radleys), mais pas que (les Lemonheads et PJ Harvey tiennent une grande place dans son cœur), sa musique est un remède on ne peut plus parfait contre la morosité ambiante, accompagnant ces soirs où tu n’as plus goût à rien parce que tout le monde est parti faire la fête sans te prévenir (comme d’habitude). A écouter juste avant d’aller se coucher, en buvant un dernier verre de Scotch, histoire de s’endormir avec le sourire aux lèvres, pas trop déprimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Linda Hoyle, Pieces Of Me.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimais beaucoup les deux albums de son ancien groupe, Affinity. Rock bluesy psychédélique avec une vraie belle voix féminine, du genre de celles qui remuent les papillons cachés dans ton ventre. Je les écoute régulièrement, c’est un fait. Mais pas autant que son seul et unique essai en solitaire, Pieces Of Me. Là, on atteint des sommets rarement égalés dans l’histoire de la musique au féminin. Vocalement, Linda est à son apogée. Je te mets au défi de fermer les yeux et de me dire, à la première écoute, si la belle qui s’époumone au micro est une diva de chez Motown ou une chanteuse italienne de cabaret. Musicalement, c’est un festival de sons hauts en couleurs. Jazz, soul, blues, heavy rock, le mélange est parfait, toujours harmonieux, jamais lourdingue. On passe allégrement de boulettes furieuses et enflammées (Black Crow, le morceau titre Pieces Of Me) à des chansons intimistes capables de faire pleurer à chaudes larmes (For My Darling, Lonely Woman), toutes touchées par la grâce de la guitare du légendaire Chris Spedding. Quant à Rapid Tulips, elle préfigure carrément le Impossible de Christina Aguilera tout autant que le If I Ain’t Got You d’Alicia Keys. Les textes méritent également que l’on s’y attarde, fustigeant le gouvernement Nixon dans sa gestion du conflit Vietnamien (Backlash Blues) et célébrant Valerie Solanas, la New Yorkaise derrière le célèbre SCUM Manifesto (Hymn To Valerie Solanas). Bref, un disque moderne et pas anachronique du tout, même 35 ans après sa sortie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaka Khan, Rufusized (Rufus featuring Chaka Khan).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La carrière de l’artiste Afro-américaine est foisonnante. Beaucoup d’albums solos dispensables sortis dans les années 80 (cette décennie de merde n’aura pas été tendre pour les soul womans, et je parle même pas de la fin des 70’s et de l’avènement du disco), en dents de scie dans les années 90 (sa contribution au All Good de DeLaSoul est tout ce qui reste à sauver). Par contre, tu peux te ruer sans hésiter sur son Chaka sorti en 1978 (avec I’m Every Woman, le tube intemporel par excellence), ainsi que les six albums écrits en collaboration avec le groupe Rufus, de 1973 à 1978 (le Masterjam de 1979 est une sombre merde par contre). De cette période bénie, j’aimerais surtout retenir ce Rufusized, condensé apocalyptique de tout ce que j’aime dans la soul féminine. Des instrus langoureuses et toujours dancey as fuck qui mettent en valeur la voix exceptionnelle de Chaka. Isaac Hayes meets Les Rues De San Francisco (forever Karl Malden), les cuivres s’emballent et suivent tant bien que mal des riffs de guitare qui funkent en roue libre, tandis que les claviers installent des ambiances propices au remuage de popotin et que Chaka chante (de la plus belle des manières) qu’elle est une femme et qu’on ferait mieux de ne pas la chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mandy Morton &amp; Spriguns, Magic Lady.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis tombé sur ce disque chez Médé. Un peu par hasard, à vrai dire. Pochette ésotérique. Disque bleu. Une chanson, Music Prince, qui me rend dingue à chaque fois que je la passe. Le morceau folk parfait. Tout l’album est comme ça (Magic Lady). Un recueil de comptines qui te redonnent le moral ou t’allongent en 3 minutes. On peut considérer ce disque comme son premier en solo, même si elle reste accompagnée par les membres de son ancien groupe (Spriguns Of Tolgus), dont son mari, Mike Morton. 12 chansons aux influences très diverses, allant de la ballade folk classique à la fresque progressive teintée de mélodies d’inspiration médiévale, en passant par quelques tubes carrément plus rock et rythmés, avec en ligne de mire ce même point commun : la voix incroyablement dense et profonde de Mandy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Genya Ravan, Goldie Zelkowitz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde se souvient de Janis Joplin. Même sans avoir écouté le moindre de ses morceaux, son nom reste gravé à jamais dans l’inconscient collectif. Evidemment, on ne peut pas en dire autant de Genya Ravan. Peut-être parce qu’elle n’est pas morte à l’apogée de sa carrière ou qu’elle ne vivait pas le rock’n’roll lifestyle des 70’s à 200%. Toujours est-il que l’ex-chanteuse des Ten Wheel Drive reste une des plus talentueuses divas que la soul aie connu. Des concerts aussi intenses et physiques que ceux de Tina Turner à la grande époque, une paire d’albums grandioses, dont surtout ce Goldie Zelkowitz sorti en 1974. On y retrouve aussi bien les senteurs bucoliques du bayou américain (en atteste la reprise hallucinée du Whipping Post de Gregg Allman) que la chaleur du pavé de Detroit (les pontes de Motown aurait du faire preuve de courage et la signer sur leur label). Un voyage en compagnie de la voix de Genya, tour à tour sauvage (Little By Little), exubérante (Easy Lady), sensuelle (Breadline), vocalement très proche de Prince sur son Purple Rain (de murmures lascifs en déchaînements lyriques incontrôlables), rendant ce disque incontournable pour tout adepte de groove obscur et viscéral.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-115704442156837399?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/115704442156837399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=115704442156837399' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115704442156837399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115704442156837399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2006/08/journey-into-female-music-part-1_31.html' title='A Journey Into Female Music Part 1'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-115704400022384464</id><published>2006-08-31T19:04:00.000+02:00</published><updated>2006-08-31T19:06:40.226+02:00</updated><title type='text'>I Don't Wanna Party</title><content type='html'>“I don’t wanna party, I just wanna drink, I don’t want to socialize with people who can’t think, leave me alone is my advice, I don’t like your kind and I won’t compromise. I don’t wanna party with you, you and you. Cultural buzzword number one, party hard if you wanna have fun, boring clones is all I see, with identities bought from MTV.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une chanson des Sunday Morning Einsteins. Elle résume bien la misanthropie latente qui m’étreint en cette heure tardive. Ce soir je suis sorti, comme presque tous les soirs. Mais le cœur n’y était pas. Trop de cons, trop de gens que j’avais pas envie de voir. Alors j’aurais peut-être pas dû foutre le nez hors de chez moi. J’aurais peut-être pas dû aller aussi loin de chez moi. Depuis quelques temps, je me suis délimité un périmètre de sécurité qui exclut une bonne partie de la ville. J’habite au centre de trois points névralgiques, trois endroits qui font que je me sens bien ici, à Metz. La Face Cachée, le repère de Médéric, un shop rempli de disques rares, du bon café, des sourires, des gens biens. Le Tunnel, pareil que la Face Cachée mais sans les disques et avec de la bière à la place du café. L’Elixir, pareil que le Tunnel. Ces trois lieux à 100 mètres ou presque de mon modeste appartement. J’aime y traîner jusqu’à pas d’heure. J’aime y passer des moments, seul avec moi-même ou accompagné. Y’a peut-être de l’habitude là dedans, mais aussi un profond sentiment de bien-être et de sécurité. Je dis pas que c’est bien. Je constate simplement ce qui est. M’aventurer au delà de ce Triangle des Bermudes Messin revêt donc tous les aspects du survival pur et dur. Le centre-ville prend alors les allures du Texas décrit par Tobe Hooper dans Texas Chainsaw Massacre. Sauf que j’ai pas de tronçonneuse dans les mains. Si j’en avais une, le Républicain Lorrain se transformerait en journal entièrement dédié aux rubriques nécrologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Metz est une ville de bons vivants, c’est indéniable. Tu fais pas deux mètres sans croiser un mec ou une fille bourrée. Tu passes pas cinq minutes à discuter avec quelqu’un sans apprendre qu’untel a terminé minable dans telle soirée où t’étais pas. Tiens oui d’ailleurs, pourquoi tu y étais pas ? Bah je sais pas, on m’avait pas prévenu. Et tu faisais quoi de beau hier soir ? Oh tu sais, boire une bière, écouter un peu de musique, converser… les trucs que je fais tous les soirs. Ah ouais, t’aurais dû venir quand même. Bof, on m’avait pas invité, je vais pas là où on a pas envie que je sois, tu sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la discussion tourne en rond. Indéfiniment. J’ai appris qu’il y avait une soirée qui était organisée pour je ne sais plus quelle occasion. Tout le monde est au courant depuis un moment, sauf moi. Je feins une excuse à la con. J’aimerais bien y aller, pourtant. Je me sens bête. Mais c’est trop tard. Orgueil, vanité, sentiment d’être mis de côté au profit d’autres personnes plus sociables que moi. Et à la limite, c’est pas plus mal comme ça. J’ai pas besoin de prouver quoi que ce soit. Que je suis un type cool, sympa, de toutes les bonnes sauteries, le bon mot pour rire, toujours le sourire aux lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis accoudé au comptoir, une bière à la main. Le concert vient de se terminer. Ca rentre et ça sort, les portes battantes n’arrêtent pas de couiner. Y’a du bruit. Beaucoup de bruit. Le brouillard formé par la fumée des cigarettes envahit le lieu. C’est une ambiance que j’apprécie, habituellement. Mais là, à l’instant même où je te parle, y’a un truc qui me chiffonne. C’est peut-être le fait que je sois seul au bar. Y’a tellement de monde ici, et pourtant je ne parle à personne. Y’a tellement de monde ici, et personne ne me parle. Pourtant, je n’exclue pas la possibilité d’envoyer chier la personne qui oserait s’approcher de moi. Alors qu’est-ce qui ne va pas ? Marre des mondanités (qui n’en sont même pas, à vrai dire), marre de se retrouver au milieu de gens avec qui tu n’entretiens rien d’autre que des rapports d’une futilité insondable. « Nous sommes tous liés par l’alcool et la potentialité d’une relation sexuelle fantasmée », m’a dit un jour une fille rencontrée dans un bar, justement. En entendant ça, j’ai fini mon verre et je me suis cassé sans lui dire « au revoir ». Arrivé chez moi, je me suis dit qu’au fond elle avait raison. Elle, contrairement à moi, était restée lucide sur l’environnement qu’elle fréquentait. Je me suis senti con d’avoir réagi ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I don’t wanna party. Ce soir, je reste chez moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-115704400022384464?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/115704400022384464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=115704400022384464' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115704400022384464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115704400022384464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2006/08/i-dont-wanna-party.html' title='I Don&apos;t Wanna Party'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-115704383893239196</id><published>2006-08-31T19:02:00.000+02:00</published><updated>2006-08-31T19:03:58.953+02:00</updated><title type='text'>Quit Your Job</title><content type='html'>J’ai pris ma décision. Je démissionne. Pour de bon. Et je reviendrai pas en arrière. Le petit jeu des insinuations a assez duré. Aujourd’hui jeudi 27 Février 2006, 9h55. Je rentrerai pas dans l’Histoire pour autant. J’estime juste que j’en ai assez supporté depuis un an et demi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir été prévenu. La femme que je remplaçais m’avait mis au parfum, plusieurs fois. « Florian, si tu savais… Cette bon dieu de mégère… Je te souhaite bien du courage… » J’avais pas pris ses paroles très au sérieux à l’époque. En fait j’étais vraiment pressé qu’elle se barre en retraite, son rire de baleine et ses blagues d’un goût plus que douteux résonnant chaque nuit dans mes rêves. Juste casse-toi et laisse-moi tranquille. Secrétaire d’accueil. Répondre au téléphone, vendre divers trucs, classer le bon papelard dans le bon dossier. Un boulot con comme la lune. A mi-temps, en intérim, des horaires relax, un ordi sous les yeux. De quoi pouvoir me permettre de me payer un appart, de la bouffe et des disques tout en ayant du temps pour monter des projets et bouger avec Hyacinth. En plus, l’actuel responsable du service, un type assez antipathique, arrêtait de travailler à la fin de l’année. Je connaissais sa remplaçante, une amie à ma mère, et le courant passait bien. Bref, la planque idéale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, le travail que j’abattais était irréprochable. Des affaires bien gérées, pas un seul pet de travers, les gens qui se présentaient à mon bureau semblaient, dans leur grand majorité, m’apprécier. Mais ce temps ne dure qu’un temps. La première boulette est arrivée. Le jour de mon anniversaire. Quelques verres de champagne pour fêter ça. Il va bientôt être midi, j’ai encore un truc sur le feu avant de partir en week-end. Je m’exécute sans broncher, le sourire aux lèvres, la tête déjà dans la bière du soir. Deux semaines plus tard, j’en prends pour mon grade. J’avais attribué n’importe comment les sièges dans le train en partance pour Paris. Les salariés ayant participé au séjour manifestent leur colère à raison. J’ai merdé en beauté. Je m’excuse pour le désagrément et fais la gueule toute la journée. Surtout, je me mange une réflexion bien désagréable dans les dents de la part de la comptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de ce moment précis, nos relations évoluent insidieusement. Elle était déjà là quand j’ai été mis en poste. C’est elle dont parlait mon ancienne collègue en termes si peu élogieux. Cependant, ce n’est ni ma responsable, ni ma supérieure. Mais ça, je vais avoir tendance à l’oublier au fil des mois qui vont suivre. En effet, depuis mon arrivée je suis dans une position délicate. Ma mère travaille dans l’entreprise à un poste haut placé. Je suis intérimaire, donc potentiellement éjectable si le travail que je fournis ne plaît pas. Pour couronner le tout, je commence à devenir parano. Je me rends compte, depuis cet incident, que je ne suis plus aussi irréprochable que ça. Je laisse passer des erreurs dans les Avis au Personnel, je m’embrouille dans l’état des stocks de places de concerts, j’oublie d’envoyer tel ou tel email. De petites erreurs sans grande conséquence, mais qui ont le don d’agacer l’autre conne au plus haut point. Celle-ci me le fait immanquablement remarquer par de petites phrases assassines, des sous-entendus discrets qui, sur la longueur, ont le don de me foutre le moral à zéro. Merde, un boulot aussi simple, je suis même pas capable de le faire correctement. Je dramatise peut-être pour rien, et ce serait si simple d’oublier ses petits tracas liés au travail si elle n’en profitait pas pour m’humilier devant les clients. Toujours le même procédé. Elle arrive au bon moment, discute 2/3 minutes avec la personne et me balance une réflexion qui fait bien mal ou me donne du travail en plus (je me retrouve à devoir faire 4 choses en même temps, voir plus… faut pas s’étonner si je laisse échapper quelques erreurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je me tais et j’encaisse. Pour toutes les raisons que j’ai cité précédemment. Je me projette ailleurs, loin, avec Hyacinth en tournée, avec les copains et les copines en soirées. Mais ça ne suffit pas à m’enlever le parpaing qui grossit au fond de mon estomac. Mon sommeil s’agite, se dérègle. Je dors de moins en moins, de plus en plus mal. Mes sautes d’humeur sont constantes. Il m’arrivait déjà de déprimer, mais là mon cas prend des proportions inquiétantes. Je ne sors même plus les veilles de journées de boulot. Le dimanche devient une épreuve de force. Déjà que j’aimais pas ce jour en particulier, là ça en devient carrément intolérable. Je me lève avec la nausée, traverse mon appartement en pyjama gris trop grand pour moi tel un zombie, attendant avec angoisse que le temps passe, que sonne 22 heures, le moment d’aller se coucher, essayer de trouver le sommeil, dormir quelques heures, histoire de pas faire n’importe quoi le lendemain…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en parle à personne. Je fais comme si de rien n’était. Ce qui m’arrive n’est rien en comparaison de ce que subissent des millions de gens à travers le monde. Je suis un privilégié, j’ai pas le droit d’ouvrir ma gueule pour me plaindre. Ou j’aime peut-être bien me faire du mal pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2006 débute à peine que je suis déjà crevé comme jamais. 8 heures après être rentré de tournée, je suis à mon poste. Poli, frais dispo, la tête dans le boulot. Les fêtes n’ont pas adouci l’humeur de Claudine qui se révèle de plus en plus malfaisante. Ma responsable, Sylvie, ne remarque rien. En même temps, elle a déjà fort à faire avec ses propres dossiers. Début février, c’est l’heure du bilan comptable. Je comprends alors pourquoi l’ambiance dans le bureau de ma chère collègue n’est pas à la rigolade. Sylvie, sur l’impulsion de Claudine, me demande de faire un peu plus d’heures dans le mois, histoire de l’alléger de son travail conséquent. Je m’exécute sans rien dire. L’expert débarque un mercredi et repart dans la journée. Il ne reviendra plus. Je suis pas contre faire quelques heures en plus si ça peut aider, mais faut pas se foutre de ma gueule. Je bous intérieurement en me rendant compte du sale coup de vicelarde qu’elle vient de m’asséner. Le coup de trop. A partir de maintenant, je ne vais plus me laisser faire. Tant pis si ça doit me porter préjudice. Viens, je t’attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle réagit comme j’avais prévu. Avec sa verve habituelle, elle me fait remarquer qu’il y a des anomalies concernant un dossier. Conscience professionnelle oblige, je vérifie et lui présente les preuves pour infirmer ses dires. Elle m’envoie chier avec la plus grande indifférence qui soit. « Ecoute Florian, j’ai pas le temps pour ces trucs, j’ai beaucoup de travail ». Ouais c’est ça, moi je mange de la viande… Bon, c’était juste un exemple parmi tant d’autres d’une semaine déjà bien remplie de conflits en tous genres. La tension monte un cran au dessus lorsque des ouvriers sont mandatés pour repeindre et replâtrer mon bureau. Je dois vider toutes mes armoires. Je m’exécute. Remarque haineuse. Je la mets à l’amende devant Sylvie. Je vois dans ses yeux qu’elle n’en revient pas. Je la défie avec un sourire narquois. Elle retourne dans son bureau en traînant la patte. Je viens de la blesser. Mais elle va revenir à la charge. Claudine est pleine de ressources et sait attendre son heure. Le jeudi fatidique, la tension atteint des sommets digne du Grand Guignol. Sylvie est en rendez-vous toute la journée, je m’installe dans son bureau pour assurer la permanence du service. Le peintre me demande si je peux lui faire un café. « Bien entendu, tout de suite chef ! ». Dix minutes plus tard, en voyant ce que je viens de faire, Claudine entre dans une colère hystérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est mon café ! Tu ne touches pas à mon café ! Non mais tu te crois où ici ? Tu fais un café, tu me demandes d’abord, et si tu m’avais demandé, de toute façon je t’aurais dit non ! »&lt;br /&gt;- Pas la peine de vous énerver, Claudine… Si vous voulez, je vous ramène du café…&lt;br /&gt;- Je m’en fous de ton café ! Je peux m’en payer si je veux ! Tu ne touches plus à mes affaires !&lt;br /&gt;- Excusez-moi Claudine, ça ne se reproduira plus… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvre reste interloquée. Discussion digne d’un bac à sable. Elle a 55 ans mais en paraît 5, à l’entendre s’exprimer. Je sais qu’elle attendait que je lui réponde, mais elle ne pensait pas que je me tairais aussi vite. J’ai vu que ça l’avait interpellé et qu’elle était repartie dans son bureau sans trop savoir quoi penser de tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure plus tard, conversation de travail sans intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu me sors le formulaire bidule ? »&lt;br /&gt;- Tout de suit, Claudine !&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;- Mais de rien, Claudine !&lt;br /&gt;- Ne prends pas ce ton là avec moi, hein ! Si tu veux jouer au malin tu sais pas à qui tu t’adresses ! J’en ai marre de ton cirque ici t’as compris ? L’histoire du café c’est le truc en trop là ! Ca plus ça plus ça plus ça… C’est bon, ça suffit !&lt;br /&gt;- Oula mais qu’est-ce qui vous arrive Claudine ? Qu’est-ce que j’ai fait pour que vous preniez ce ton agressif avec moi ?&lt;br /&gt;- Tu sais très bien ce que t’as fait, et arrête de faire ton malin avec moi, ça suffit !&lt;br /&gt;- Nan mais expliquez-moi ce que vous me reprochez, ça m’intéresse…&lt;br /&gt;- C’est bon, la discussion est close…&lt;br /&gt;- Ah non, la discussion n’est pas close, vous allez me dire ce qui ne va pas avec moi… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle claque la porte et tourne les talons. Je l’entends marmonner dans l’entrée. J’ai pas envie que ça se termine ainsi. Quitte à provoquer un clash, autant y aller jusqu’au bout. Je me lève de ma chaise et fonce vers son bureau. Le mec qui repeint les murs se demande ce qu’il peut bien se passer en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine suis-je entré qu’elle s’emballe. Faut que j’arrête mon cinéma, que ça va plus maintenant, que si je cherche à faire le malin je trouverai plus malin que moi, que y’en a marre… Le ton est limite à l’hystérie. Et je sens qu’elle commence à s’inquiéter. Encore une fois, elle ne s’attendait pas à ce que je réagisse de la sorte. Calmement, je lui demande de m’expliquer ce qui ne va pas. Après tout, nous sommes entre adultes. Si il y a un quelconque problème, on peut forcément le régler. J’attends qu’elle me déballe son sac. Au final, je resterai sur ma faim. Elle me reproche deux choses en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Arrête de croire que tu es ici chez toi… Ici c’est pas chez toi, y’a rien qui t’appartient… Alors arrête de faire comme si tout t’appartenait… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand on te demande de faire un truc tu réponds oui, mais tu fais toujours comme tu veux hein… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, moi qui m’attendais à en prendre plein la gueule…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me tais et l’écoute me sermonner mollement puis dévier adroitement du sujet sur lequel je l’avais lancé. Je quitte son bureau en silence. Elle croit que tout est rentré dans l’ordre et qu’elle m’a bien remis à ma place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9h55, j’appelle ma mère pour lui annoncer que je démissionne. La boîte d’intérim qui m’emploie est mise au courant quelques minutes plus tard. Je décide de passer le reste de la journée comme si de rien n’était. Les clients passent, une après-midi comme tant d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EPILOGUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis pas revenu bosser. J’ai pris ma semaine. Apparemment tout le monde me regrette maintenant. J’aurais dû parler de mes problèmes plus tôt. Les syndicats se rendent compte de tout le bordel que cette conne a créé. Des anomalies dans les comptes. Des personnes qu’elle a traité comme des merdes. Elle s’est vue refusée une prime d’ancienneté. On la blâme pour son comportement odieux. Moi je suis déjà passé à autre chose et je m’en branle royalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle peut crever.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-115704383893239196?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/115704383893239196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=115704383893239196' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115704383893239196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115704383893239196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2006/08/quit-your-job.html' title='Quit Your Job'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33638435.post-115702096105875505</id><published>2006-08-31T12:31:00.000+02:00</published><updated>2006-08-31T18:35:49.643+02:00</updated><title type='text'>Moi aussi j'ai un blog.</title><content type='html'>Voilà. C'est con hein, moi qui aime gentiment me foutre de la gueule de ceux et celles qui étalent leurs vies inintéressantes sur des pages web anonymes et froides... Ca m'apprendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en parcourant celui de Manu (We're Not In This Alone) que je me suis dit "et pourquoi pas ?". J'avais déjà essayé d'en créer à d'autres adresses mais ça ne m'avait jamais totalement convaincu. Là, au moins, y'avait l'air d'y avoir assez de place pour y foutre toutes mes chroniques de disques en souffrance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouep c'est un problème ça, j'ai presque complètement arrêté d'écrire. Arf, bien quelques textes à droite à gauche, mais rien d'exceptionnel. C'est plus aussi régulier qu'avant. Je pouvais sortir 2 zines de 80 pages en l'espace de 3 mois. Enfin bref, ceci constitue en quelque sorte une résurrection par la petite porte. Je vais poster sur ce blog toute ma production écrite à venir, à savoir mes chroniques, quelques textes persos, voir une ou deux interviews. J'essaierai de faire ça avec le plus de régularité et de dilligence possible. Si tout vas bien, une version papier sortira par la suite. Bah oui, comme Rad Party. Internet punx haha. Nan, de la connerie tout ça, juste l'envie d'essayer autre chose. Si ça me plaît pas, je laisserai tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bon entendeur...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33638435-115702096105875505?l=buddysatan.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://buddysatan.blogspot.com/feeds/115702096105875505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33638435&amp;postID=115702096105875505' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115702096105875505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33638435/posts/default/115702096105875505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://buddysatan.blogspot.com/2006/08/moi-aussi-jai-un-blog.html' title='Moi aussi j&apos;ai un blog.'/><author><name>buddy satan</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14239894885222157903</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://i5.photobucket.com/albums/y162/buddysatan/h3.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
